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Sondage : aucune majorité claire entre les blocs politiques israéliens
Ce rapport de forces empêche la formation d’un gouvernement sans alliances transversales ou sans l’appui, direct ou indirect, des partis arabes


Aucune recomposition décisive ne se dégage du dernier sondage hebdomadaire de N12, publié jeudi soir, qui confirme une impasse politique persistante entre les différents blocs à la Knesset.
Si des élections avaient lieu aujourd’hui, le Likoud resterait la première force politique avec 26 sièges, gagnant un mandat par rapport au précédent sondage. Le parti de Naftali Bennett suit de près avec 22 sièges, également en progression d’un siège. Derrière, les Démocrates dirigés par Yair Golan conserveraient 12 sièges, tandis que Yesh Atid, mené par Yair Lapid, resterait stable à 9 sièges.
Au sein du camp de la coalition actuelle, Otzma Yehudit d’Itamar Ben Gvir progresse à 9 sièges, tout comme le Judaïsme unifié de la Torah, qui atteint 8 sièges. Les partis Shas, Yisrael Beytenu et Yashar!, conduit par Gadi Eisenkot, demeurent inchangés avec 8 sièges chacun.
Dans le paysage politique arabe, Hadash-Ta’al et la Liste commune obtiendraient chacune 5 sièges, sans évolution notable. En revanche, le Parti sioniste religieux de Betsalel Smotrich retombe une nouvelle fois sous le seuil électoral, après l’avoir franchi de justesse la semaine précédente. D’autres formations restent également en dehors de la Knesset, dont Kahol Lavan de Benny Gantz (2,4 %), Balad (1,7 %) et le Parti des réservistes de Yoaz Hendel (1,4 %).
En termes de blocs, l’opposition sioniste progresse légèrement pour atteindre 59 sièges, tandis que le bloc de la coalition recule à 51 sièges. Les partis arabes totalisent pour leur part 10 sièges.
Comme lors des enquêtes précédentes, ce rapport de forces empêche la formation d’un gouvernement sans alliances transversales ou sans l’appui, direct ou indirect, des partis arabes, confirmant la fragmentation durable de la scène politique israélienne.