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Sondage i24NEWS : l'opposition creuse l'écart avec le bloc de Netanyahou
Le Likoud resterait la première force politique du pays avec 28 sièges, mais le bloc opposé à la coalition obtiendrait une majorité de 62 sièges contre 58


Un sondage réalisé pour i24NEWS révèle un léger mais significatif avantage de l'opposition sur la coalition de Benjamin Netanyahou, tout en mettant en évidence une compétition serrée pour le poste de Premier ministre. Si des élections législatives avaient lieu aujourd'hui, le Likoud resterait la première force politique du pays avec 28 sièges, mais le bloc opposé à la coalition obtiendrait une majorité de 62 sièges contre 58 pour les partis soutenant le gouvernement.
Selon l'enquête, le parti Yashar se hisserait à la deuxième place avec 18 sièges, suivi de la formation Beyahad avec 12 mandats. Les Démocrates recueilleraient 11 sièges, tandis qu'Israel Beiteinou, Otzma Yehudit et le Shas en obtiendraient chacun 9. Le Judaïsme unifié de la Torah atteindrait 8 sièges, la Liste arabe unie 7 et Raam 5. Le Parti sioniste religieux franchirait de justesse le seuil électoral avec 4 sièges, tandis que plusieurs formations, dont les Réservistes, le Parti économique et Kakhol Lavan, resteraient en dehors de la Knesset.
Le sondage met également en lumière une évolution notable de l'opinion concernant la fonction de Premier ministre. Interrogés sur un duel entre Benjamin Netanyahou et Gadi Eisenkot, les Israéliens se partagent exactement à parts égales : 45 % pour chacun des deux hommes, tandis que 10 % estiment qu'aucun des deux ne convient au poste. En revanche, dans une confrontation avec l'ancien Premier ministre Naftali Bennett, Netanyahou conserve une avance avec 46 % des intentions de soutien contre 39 %, tandis que 15 % des personnes interrogées ne choisissent aucun des deux candidats.
L'enquête s'est également intéressée à la perception de l'opération militaire "Rugissement du lion" menée dans le contexte des tensions avec l'Iran. Une majorité relative de 42 % des sondés qualifie le résultat de "victoire partielle", tandis que 29 % y voient un "échec total". Seuls 5 % considèrent l'opération comme une "victoire totale", alors que 21 % parlent d'un "échec partiel". Les réponses révèlent une forte polarisation politique : les électeurs de la coalition sont majoritairement satisfaits du résultat, tandis que ceux de l'opposition le jugent largement négatif.