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Avinatan Or affirme s’être opposé à un accord « à n’importe quel prix » pendant sa captivité à Gaza
L’ancien otage explique avoir craint qu’un accord garantissant sa libération n’encourage de futurs enlèvements et empêchât Israël de remporter la guerre.


Avinatan Or affirme s’être opposé, pendant sa captivité dans la bande de Gaza, à un accord qui aurait permis sa libération au prix de concessions susceptibles, selon lui, d’encourager de nouveaux enlèvements.
Dans un entretien accordé à Ilana Dayan pour l’émission Uvda sur Keshet 12, l’ancien otage raconte avoir vu à la télévision les manifestations réclamant la libération des captifs. Il dit avoir alors été convaincu que ses parents ne participaient pas à ces rassemblements.
« Le débat portait sur des questions de vie ou de mort : sauver des vies maintenant ou protéger des vies à l’avenir », a-t-il expliqué. « Il était clair pour moi que si nous concluions un accord, je serais libéré, mais que plus tard quelqu’un d’autre se retrouverait à ma place. »
Avinatan Or affirme avoir conservé cette conviction tout au long de sa détention. « Il était clair pour moi qu’il ne fallait pas conclure un accord à n’importe quel prix. Israël devait sortir victorieux de cette guerre », a-t-il déclaré.
Il raconte également avoir dit à l’un de ses ravisseurs qu’il était prêt à rester captif pendant une très longue période. « Je resterai ici un jour, deux jours, un an, deux ans, même dix ans. Finalement, vous comprendrez que cela ne vaut pas la peine de me garder, et ce sera la victoire. »
L’ancien otage a aussi évoqué une prière prononcée au 70e jour de sa captivité, après sept années sans s’adresser à Dieu. Il dit avoir invoqué le commandement prescrivant d’honorer ses parents et la promesse biblique d’une longue vie sur la terre d’Israël.
Avinatan Or est enfin revenu sur ses retrouvailles avec ses parents. Leurs premiers mots auraient été : « Nous espérons que tu ne nous en veux pas. » Il affirme leur avoir répondu : « Je ne vous en veux pas. Je suis fier de vous. Mes parents se sont battus pour moi comme des fous. »