Coupe du monde : l’Irak de retour après 40 ans d’absence
L’Irak retrouve la Coupe du monde quarante ans après sa dernière participation, avec l’ambition de signer sa première victoire dans la compétition.


La sélection irakienne s’apprête à faire son retour en Coupe du monde après quatre décennies d’absence. Une qualification historique pour les « Lions de Mésopotamie », qui disputeront seulement leur deuxième Mondial.
La seule participation de l’Irak remonte à 1986, au Mexique. L’équipe avait alors été éliminée dès le premier tour après trois défaites, mais avait marqué l’histoire du football national grâce au but d’Ahmed Radhi contre la Belgique. Il reste, à ce jour, le seul but irakien inscrit en Coupe du monde.
Cette nouvelle génération arrive avec d’autres ambitions. Au-delà du symbole, l’Irak espère décrocher sa première victoire dans la compétition et s’imposer comme une équipe capable de rivaliser sur la scène internationale.
Le tirage au sort n’a toutefois pas épargné les Irakiens. Ils évolueront dans un groupe relevé avec la France, la Norvège et le Sénégal, trois adversaires disposant d’une solide expérience au plus haut niveau.
Pour atteindre cette phase finale, l’Irak a dû passer par un long parcours de qualification, disputant 21 rencontres entre les éliminatoires asiatiques et les barrages intercontinentaux. Après un excellent départ marqué par six victoires consécutives, la sélection a manqué de peu la qualification directe.
Elle a finalement validé son billet en battant la Bolivie 2-1, grâce à des buts d’Ali Al-Hamadi et d’Ayman Hussein. Amir Al-Ammari a également joué un rôle important durant la campagne, notamment avec un penalty décisif face aux Émirats arabes unis.
L’équipe s’appuie désormais sur plusieurs cadres, parmi lesquels Ayman Hussein, Muhannad Ali et Amir Al-Ammari. Ces joueurs portent les espoirs d’un pays qui rêve d’écrire une nouvelle page de son histoire footballistique.
À la tête de la sélection, l’Australien Graham Arnold apporte son expérience des grandes compétitions. Ancien sélectionneur de l’Australie, qu’il avait menée en huitièmes de finale lors du Mondial 2022 au Qatar, il a pris la succession de l’Espagnol Jesus Casas avant de guider l’Irak jusqu’à la qualification.
Entre le souvenir d’Ahmed Radhi et les ambitions de cette nouvelle génération, les « Lions de Mésopotamie » abordent ce Mondial avec l’espoir de transformer leur retour en véritable renaissance sportive.