L’Iran attend encore des visas américains pour son staff à dix jours du Mondial
À dix jours de son premier match à Los Angeles, l’équipe iranienne a reçu des visas pour ses joueurs, mais plusieurs membres de son staff attendent toujours l’autorisation d’entrer aux États-Unis.


À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la sélection iranienne se retrouve au cœur d’un nouveau bras de fer diplomatique avec les États-Unis.
Selon un responsable américain cité par Reuters, les joueurs iraniens ont bien reçu leurs visas pour entrer sur le territoire américain, où l’Iran doit disputer son premier match du groupe G le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande, à Los Angeles.
Mais selon l’agence iranienne Tasnim, plusieurs membres importants de l’encadrement n’ont toujours pas obtenu leur visa. Parmi eux figureraient le directeur exécutif Mehdi Kharati, le secrétaire général de la Fédération iranienne de football Hedayat Mombini et le directeur des médias Mohsen Motamedkia.
Les membres du staff privés de visa devraient accompagner l’équipe au Mexique pendant que les démarches se poursuivent. L’Iran a d’ailleurs déplacé en urgence sa base de préparation de l’Arizona vers Tijuana, au Mexique, afin de limiter la présence de la délégation sur le sol américain.
La Fédération iranienne de football accuse Washington d’avoir pris une décision « politique » et contraire aux règles du sport international. Elle affirme vouloir saisir la FIFA pour obtenir une régularisation de la situation.
La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, s’ouvre dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. C’est la première fois qu’un pays hôte du Mondial doit accueillir une sélection nationale avec laquelle il est actuellement en guerre.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a récemment déclaré que Washington n’autoriserait pas l’entrée sur son territoire de personnes liées aux Gardiens de la révolution iraniens.
Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, ancien commandant des Gardiens de la révolution, s’était déjà vu refuser l’entrée aux États-Unis pour le tirage au sort du tournoi en décembre.
L’Iran doit affronter la Nouvelle-Zélande le 15 juin à Los Angeles, avant de jouer contre la Belgique dans la même ville, puis l’Égypte à Seattle.
Malgré les tensions, l’ambassadeur iranien au Mexique, Abolfazl Pasandideh, affirme que la participation de l’Iran au Mondial montre que Téhéran « recherche la paix », même lorsqu’il s’agit de jouer sur le sol de ce qu’il considère comme un pays ennemi.