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Arabie saoudite-Turquie-Pakistan : une alliance "sans impact réel" selon Hussain Abdul-Hussain
Selon lui, cette alliance ne constitue ni une menace majeure pour l’Iran, ni un bouleversement stratégique pour les États-Unis ou Israël, et relève pour l’instant surtout de la communication politique


Invité sur i24NEWS depuis Washington, Hussain Abdul-Hussain, chercheur à la Foundation for Defense of Democracies (FDD), a relativisé la portée du nouveau pacte entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, estimant qu’il ne devrait pas modifier en profondeur les équilibres régionaux.
Selon lui, l’Iran ne considère pas cette alliance comme une menace sérieuse. Il souligne notamment que Téhéran continue d’entretenir des échanges diplomatiques avec les pays concernés et ne semble pas avoir modifié son comportement depuis l’annonce du pacte.
Même constat du côté de Washington. Pour Hussain Abdul-Hussain, les États-Unis ne voient pas dans cette initiative un nouvel outil stratégique susceptible de remplacer leurs propres alliances ou de peser concrètement sur des dossiers majeurs comme la sécurité du détroit d’Ormuz ou de Bab el-Mandeb.
Le chercheur se montre particulièrement sceptique quant à la dimension opérationnelle de cet accord. Il cite les attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite pour illustrer son propos : malgré l’existence de cette nouvelle coopération, aucune réaction collective significative n’aurait suivi. À ses yeux, cela démontre que le pacte reste pour l’instant davantage une « jolie photo » et une opération de relations publiques qu’une véritable alliance militaire.
Hussain Abdul-Hussain est également revenu sur le refus de l’Égypte de rejoindre cette initiative. Le Caire, explique-t-il, poursuit ses propres intérêts stratégiques en mer Rouge et ne souhaiterait pas s’engager dans un mécanisme de défense mutuelle dont l’efficacité reste incertaine.
Enfin, interrogé sur les conséquences pour Israël, le chercheur s’est voulu rassurant. Selon lui, Jérusalem doit continuer à surveiller la Turquie en tant que puissance régionale, mais le pacte en lui-même ne change pas fondamentalement les calculs stratégiques israéliens.