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Autorité palestinienne : Maurice Ifergan dénonce une réforme "de façade" et un "bluff politique"
Sur i24NEWS, l’analyste politique Maurice Ifergan a dénoncé une réforme « de façade » de l’Autorité palestinienne, accusant Mahmoud Abbas de ne tenir aucun de ses engagements.


Invité jeudi sur i24NEWS, l’analyste politique Maurice Ifergan a livré une critique de l’Autorité palestinienne, accusant son président Mahmoud Abbas de ne respecter aucun de ses engagements en matière de réformes. Selon lui, « aucun changement concret » n’est observable, malgré les promesses répétées faites à la communauté internationale.
Au cœur des critiques figure le plan de réforme présenté par Ramallah, censé inclure la suppression des allocations versées aux terroristes palestiniens et à leurs familles, ainsi qu’une refonte des programmes éducatifs. Or, rappelle Maurice Ifergan, ces réformes constituent une condition explicite posée par plusieurs pays européens, dont la France, pour envisager la reconnaissance d’un État palestinien, et figurent également dans le plan en vingt points du président américain Donald Trump.
« Sur les allocations aux terroristes, Mahmoud Abbas a fermé la porte », affirme l’analyste. Quant à la réforme de l’éducation, il estime qu’elle reste largement cosmétique. Le dauphin désigné d’Abbas, Hussein Al-Sheikh, a bien mené une tournée régionale pour présenter un projet, mais celui-ci a été accueilli avec une grande froideur, notamment en Arabie saoudite, qui a exigé un droit de regard pour s’assurer de sa mise en œuvre réelle. Les Émirats arabes unis, eux, jugent que les manuels continuent d’inciter à la haine des Juifs et des sionistes.
Maurice Ifergan s’appuie également sur les travaux du chercheur Aaron Gross, qui étudie depuis vingt-cinq ans les manuels scolaires palestiniens. Selon lui, rien n’a changé : Israël n’y est pas reconnu, remplacé par l’expression « occupation sioniste », tandis que les appels à la lutte armée persistent.
Conclusion de l’analyste : la réforme de l’Autorité palestinienne est « un véritable bluff ». Le paradoxe, souligne-t-il, est que de réels changements pourraient intervenir non pas à Ramallah, mais à Gaza, sous une future administration technocratique placée sous supervision américaine, qui serait contrainte de corriger ces contenus.