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Criminalité record chez les Arabes israéliens : Maurice Ifergan alerte sur une situation "hors de contrôle"
Face à une explosion sans précédent des violences et de la criminalité, la société arabe israélienne tire la sonnette d’alarme.


La criminalité dans le secteur arabe israélien atteint des niveaux sans précédent et plonge une partie croissante de la population dans un profond sentiment d’abandon. C’est le constat dressé par Maurice Ifergan, lors d’une intervention marquée par des chiffres alarmants et une critique de l’action des autorités.
Selon lui, les meurtres sont devenus quasi quotidiens. Depuis le début de l’année 2026, 18 Arabes israéliens ont déjà été tués par des membres de leur propre communauté, soit presque un homicide par jour. L’année 2025 avait déjà établi un record avec 255 meurtres, un chiffre jamais atteint auparavant. « Ce n’est pas seulement une crise des meurtres, c’est une criminalité généralisée devenue insupportable », souligne-t-il, rappelant que les Arabes israéliens représentent environ 20 % de la population du pays.
Maurice Ifergan pointe une défaillance majeure des forces de l’ordre. La police serait peu présente sur le terrain, les enquêtes rarement approfondies et la coopération avec les témoins quasiment inexistante, en raison de la peur. « Quand un suspect est interpellé, il est souvent relâché après quelques heures », déplore-t-il, décrivant une justice démunie face aux clans, aux mafias et aux systèmes de racket qui prospèrent.
La colère s’est traduite par une grève générale dans les localités arabes israéliennes, paralysant écoles, services publics et commerces. À Sakhnin, près de 50 000 personnes ont manifesté, un chiffre jugé hautement significatif. Les responsables municipaux, « à bout », exigent une réponse ferme de l’État.
À l’approche d’une année électorale, l’analyste évoque aussi une crise politique et identitaire. Le sentiment d’appartenance à la société israélienne s’érode, tandis que les partis arabes s’interrogent : s’unir pour peser davantage ou rester divisés, et faut-il participer à une future coalition gouvernementale. Autant de choix décisifs pour une communauté en quête de sécurité et de reconnaissance.