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Davoud Pahlavi : "Le peuple iranien attend le bon moment pour se soulever"
« Le peuple iranien est en harmonie avec le peuple israélien et les Américains », soutient-il.


Invité mercredi sur i24NEWS, Davoud Pahlavi, neveu de Reza Pahlavi, a livré une analyse du climat politique en Iran douze jours après le déclenchement de la guerre entre la République islamique et l’alliance israélo-américaine. Selon lui, la population iranienne reste prête à se mobiliser contre le régime, mais attend le moment opportun.
« Le peuple iranien attend le bon moment pour prendre la rue », affirme-t-il, malgré les menaces très claires du régime. Les autorités ont prévenu que toute manifestation pourrait être réprimée dans le sang, certains responsables allant jusqu’à évoquer des exécutions ou des tirs contre les protestataires.
Pour l’opposant iranien, la population ne se sent pas isolée. « Le peuple iranien est en harmonie avec le peuple israélien et les Américains », soutient-il, estimant que la confrontation actuelle dépasse le simple cadre militaire et pourrait ouvrir une phase politique décisive.
La diaspora iranienne, très active aux États-Unis et en Europe, pourrait également jouer un rôle dans l’avenir du pays. Davoud Pahlavi souligne toutefois que le facteur déterminant reste la mobilisation intérieure. Selon lui, l’opposition iranienne, à quelques exceptions près, demeure globalement unie et concentrée sur un objectif commun : soutenir le peuple à l’intérieur du pays.
Interrogé sur l’avenir d’un Iran post-république islamique, il rejette les scénarios de chaos souvent évoqués par certains observateurs. « Le plus grand défi sera la reconstruction », explique-t-il. Après des décennies de répression, les Iraniens aspireraient avant tout à rebâtir leur pays et à instaurer un système démocratique.
Davoud Pahlavi va plus loin encore dans sa projection géopolitique. Selon lui, un changement de régime pourrait transformer l’équilibre régional. Il évoque même la possibilité d’une normalisation future entre Téhéran et Jérusalem.
« Ce qui se joue aujourd’hui est comparable à la chute du mur de Berlin », affirme-t-il, estimant que cette crise pourrait ouvrir la voie à une région plus stable, débarrassée du terrorisme et de l’antisémitisme.