- i24NEWS
- Vu sur i24NEWS
- Gilles Bellaïche : les infrastructures énergétiques du Golfe, nouveau front stratégique du conflit avec l’Iran
Gilles Bellaïche : les infrastructures énergétiques du Golfe, nouveau front stratégique du conflit avec l’Iran
Les infrastructures énergétiques du Golfe et les ressources financières iraniennes deviennent des cibles stratégiques aux conséquences potentiellement globales.


L’expert économique Gilles Bellaïche alerte sur un risque majeur d’escalade au Moyen-Orient : le ciblage des infrastructures énergétiques des pays du Golfe par l’Iran, un scénario qu’il qualifie de potentiellement déstabilisateur pour l’économie mondiale. Présent récemment à Dubaï, il décrit une atmosphère de tension croissante, illustrée par des incidents à proximité d’installations stratégiques, où des fumées épaisses ont envahi certaines zones urbaines, alimentant la crainte d’une extension du conflit.
Selon lui, ces attaques touchent au « cœur même » des économies du Golfe, dont la stabilité repose largement sur les ressources énergétiques. Si, à court terme, la destruction de quelques installations ne suffirait pas à mettre à genoux des pays comme les Émirats arabes unis, le Qatar ou le Koweït, l’impact stratégique est considérable. « Il s’agit d’atteindre leur légitimité économique », explique-t-il, en soulignant que ces actions fragilisent la confiance des investisseurs et entraînent déjà des mouvements de capitaux hors de la région.
Cette pression croissante pousse certains États, comme les Émirats, à envisager des mesures inédites, notamment le gel d’avoirs iraniens, signe d’un tournant dans leur posture face à Téhéran. Pour Gilles Bellaïche, cette évolution traduit une prise de conscience tardive mais déterminante du danger.
Dans ce contexte, l’expert estime que les États-Unis n’ont « pas d’autre choix » que de cibler directement les ressources financières et énergétiques de l’Iran. Il rappelle que le coût global du conflit représente déjà environ 0,5 % de la richesse mondiale, un niveau jugé insoutenable à long terme.
Enfin, il met en lumière l’ampleur des ressources financières des Gardiens de la révolution, évoquant des centaines de milliards de dollars répartis notamment dans les pays du Golfe et en Europe. Pour lui, la neutralisation de ces flux constitue désormais un enjeu central du conflit, au-delà du seul terrain militaire, avec des implications majeures pour la stabilité économique régionale et internationale