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Liban-Israël : "Les négociations auront lieu sous le feu" : l’analyse de Matthias Inbar
Alors que Washington pousse à la désescalade pour préserver les négociations avec l’Iran, Matthias Inbar décrit une réalité bien différente sur le terrain.


Selon Matthias Inbar, spécialiste des questions sécuritaires, la décision de Benjamin Netanyahou d’ouvrir la voie à des négociations avec le Liban s’inscrit directement dans le sillage d’une pression exercée par Donald Trump, soucieux de préserver les discussions avec l’Iran. « Les dossiers sont liés », affirme-t-il, soulignant que la maîtrise des frappes contre le Hezbollah répond avant tout à un impératif diplomatique.
Sur le terrain pourtant, la réalité demeure inchangée : « les combats continuent » et les négociations « auront lieu sous le feu », selon ses sources militaires. Pour Matthias Inbar, l’absence de cessez-le-feu au Liban traduit une contradiction fondamentale entre la diplomatie en cours et la situation militaire. Israël, estime-t-il, aurait préféré poursuivre son offensive « jusqu’au bout » afin d’imposer un rapport de force irréversible.
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L’analyste pointe surtout une impasse stratégique autour du Hezbollah, véritable « dénominateur commun » des discussions. Même en cas d’accord entre Israël et le Liban sur un désarmement de l’organisation, il juge que « dans les faits, cela ne changera rien ». L’hypothèse d’une coopération militaire israélo-libanaise est balayée avec scepticisme : « Bonne chance et bon courage », ironise-t-il, rappelant que le Hezbollah « ne l’a jamais souhaité » et poursuit ses tirs.
Au-delà du théâtre libanais, Matthias Inbar redoute un scénario plus large : celui d’un compromis entre Washington et Téhéran calqué sur le modèle de Gaza. Un accord temporaire, suivi d’un « on verra plus tard », qu’il juge « extrêmement problématique » pour Israël. Car, avertit-il, ce type d’arrangement laisse le temps aux acteurs hostiles de se réarmer, comme ce fut le cas pour le Hamas.
En filigrane, l’analyse met en évidence une tension croissante entre impératifs diplomatiques américains et objectifs sécuritaires israéliens, dans une séquence où les gains militaires pourraient être dilués par des compromis politiques fragiles.