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Saeed Bashirtash : "Le pire scénario pour les Iraniens est la survie du régime"
Il alerte sur le fossé entre les négociations en cours et les attentes des Iraniens, affirmant que le maintien de la République islamique après la guerre constituerait le scénario le plus redouté.


L’intervention de Saeed Bashirtash met en lumière un décalage profond entre les dynamiques diplomatiques en cours et les attentes d’une partie de la population iranienne. Selon lui, les discussions autour d’un éventuel accord entre Washington et Téhéran suscitent inquiétude et incompréhension à l’intérieur du pays. Il affirme recevoir de nombreux messages d’Iraniens préoccupés par la perspective de négociations, perçues comme éloignées de leurs aspirations fondamentales.
Pour Bashirtash, l’enjeu dépasse largement la question nucléaire. Il insiste sur le fait que les sacrifices consentis ces dernières années n’ont pas été faits pour aboutir à un compromis technique, mais pour mettre fin au régime en place. Dans cette logique, un cessez-le-feu qui laisserait intacte la République islamique constituerait, selon lui, le scénario le plus redouté.
Il met également en garde contre les conséquences régionales d’un tel dénouement. Un régime maintenu au pouvoir, estime-t-il, pourrait en sortir renforcé, poursuivant ses ambitions militaires et stratégiques, notamment en matière de missiles et de nucléaire. Cette perspective inquiéterait non seulement les Iraniens, mais aussi les pays voisins, contraints de composer durablement avec un acteur qu’ils considèrent comme une menace.
Sur le plan intérieur, Bashirtash souligne que la population vit sous une pression constante. Il évoque une crainte plus forte vis-à-vis des forces du régime que des bombardements extérieurs, décrivant un climat de contrôle et de répression. Dans ce contexte, il appelle à prendre davantage en compte le rôle du peuple iranien dans toute perspective de changement.
Enfin, il évoque la nécessité d’une organisation et d’un soutien à l’opposition, estimant qu’un mouvement interne pourrait émerger si certaines conditions étaient réunies. Il mentionne également Reza Pahlavi comme figure susceptible d’incarner une alternative, tout en rappelant que l’avenir du pays doit rester entre les mains des Iraniens eux-mêmes.