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Sarah Doraghi : "Le peuple iranien ne cohabitera plus jamais avec leurs preneurs d’otages"
Elle alerte sur le désespoir du peuple iranien et dénonce la «lâcheté» des Européens face au régime islamique.


Invitée sur i24NEWS alors que les discussions entre Washington et Téhéran autour d’un possible accord se poursuivent dans un climat d’extrême tension, la journaliste et écrivaine franco-iranienne Sarah Doraghi a livré un plaidoyer poignant en faveur du peuple iranien et dénoncé la faiblesse de l’Occident face à la République islamique.
«Rien n’est encore signé et on va s’accrocher à cet espoir-là», a-t-elle déclaré, tout en décrivant une atmosphère «très angoissante» pour les opposants iraniens au régime des mollahs. Sarah Doraghi compare même la situation à «une salle d’attente d’un médecin où l’on a peur de mourir avant d’être reçu».
Selon elle, Donald Trump pourrait encore utiliser la pression diplomatique et militaire pour pousser Téhéran à davantage de concessions. Mais la journaliste estime également que le président américain fait face à de nombreuses résistances : opposition au sein de son propre camp, absence de soutien européen et fortes pressions des pays du Golfe.
Sarah Doraghi accuse notamment les Européens de faire preuve de «lâcheté» et d’une grande «souplesse» envers le régime iranien. Elle estime que les capitales occidentales négligent une donnée essentielle : le peuple iranien lui-même.
«Le peuple iranien ne cohabitera plus jamais avec leurs preneurs d’otages», affirme-t-elle, évoquant «un point de non-retour» après les récents massacres perpétrés en Iran.
La journaliste a également insisté sur le rapprochement croissant entre les peuples iranien et israélien face à la menace du régime islamique. «Il y a Israël et il y a le peuple iranien», a-t-elle résumé, appelant le monde occidental à ne pas offrir «une carte platinum aux terroristes, au régime islamique et à ses proxys».
Pour Sarah Doraghi, l’enjeu dépasse désormais largement la seule question nucléaire : il s’agit aussi du sort du peuple iranien et de l’équilibre du monde libre face à Téhéran.