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"Une posture idéologique hostile" : Avi Pazner critique l’Espagne
Avi Pazner dénonce une position « idéologique » de l’Espagne face à la guerre, critique certaines ambiguïtés occidentales et assure qu’Israël n’est pas isolé malgré les tensions diplomatiques.


L’ancien ambassadeur d’Israël en France, Avi Pazner, a vivement critiqué la décision de Madrid de restreindre l’accès de son espace aérien aux États-Unis dans le cadre du conflit avec l’Iran. Selon lui, ce choix relève moins d’une stratégie diplomatique que d’une posture idéologique profondément marquée par « un anti-israélisme et un anti-américanisme farouches ».
Interrogé sur cette position, Avi Pazner n’a pas mâché ses mots, assimilant la ligne du Premier ministre espagnol à celle d’une « extrême gauche » hostile aux valeurs occidentales. Il estime que l’Espagne s’inscrit dans une continuité critique vis-à-vis d’Israël depuis le 7 octobre, rappelant que Madrid avait, selon lui, rapidement mis en cause l’État hébreu au moment même où celui-ci subissait des attaques meurtrières.
Au-delà de l’Espagne, l’ancien diplomate pointe une forme d’ambiguïté dans certaines positions internationales, notamment en Australie. Il juge « hypocrite » le discours consistant à souhaiter un changement de régime en Iran sans agir concrètement pour y parvenir. Pour Avi Pazner, ces prises de position répondent avant tout à des logiques politiques internes, parfois liées à des équilibres électoraux sensibles.
Malgré ces critiques, il rejette fermement l’idée d’un isolement d’Israël sur la scène internationale. « Israël n’est pas isolé », affirme-t-il, tout en reconnaissant les tensions diplomatiques inhérentes à tout conflit armé. Selon lui, l’issue de la guerre sera déterminante : une victoire militaire ou politique pourrait inverser la perception internationale et replacer Israël dans « le concert des nations ».
Dans cette analyse, Avi Pazner insiste sur un point central : la priorité reste, selon lui, la défaite du régime iranien. Les critiques actuelles, conclut-il, ne seraient que temporaires et céderaient la place à une reconnaissance internationale si cet objectif était atteint.