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Yigal Palmor : une Europe divisée, inaudible face au défi iranien
Il souligne le manque de communication stratégique d’Israël et des États-Unis, ainsi que les divisions internes de l’Union européenne, qui limitent l’émergence d’une ligne diplomatique claire.


Interrogé sur la position des pays européens dans le contexte actuel, Yigal Palmor met en avant plusieurs facteurs expliquant l’absence d’un alignement clair face au régime iranien. Selon l’ancien porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Israël et les États-Unis n’ont pas suffisamment communiqué sur la nature du régime iranien ni sur les objectifs de leur campagne militaire, ce qui a limité la capacité de conviction auprès des principales capitales européennes .
Il souligne également les contraintes internes propres à l’Union européenne. L’absence de consensus entre États membres, aux positions parfois opposées sur le Moyen-Orient, rend difficile l’élaboration d’une ligne commune. Entre pays très critiques à l’égard d’Israël et partenaires plus engagés à ses côtés, la position européenne tend à s’établir sur un compromis qui peine à s’imposer comme une orientation stratégique claire.
À ces divergences politiques s’ajoutent des intérêts nationaux variés. Chaque État membre entretient des priorités spécifiques dans la région — qu’elles soient économiques, sécuritaires ou diplomatiques — ce qui complique davantage l’adoption d’une position unifiée .
Dans ce contexte, Yigal Palmor identifie l’Allemagne comme l’un des pays exprimant une position plus structurée. Berlin assume un discours explicite sur les questions de défense et affiche un soutien constant à Israël, tout en conservant une capacité d’analyse autonome.
Concernant la France, il estime que son influence au Moyen-Orient reste limitée, malgré des positions diplomatiques affirmées sur certains dossiers, notamment au Liban. Il observe que Paris adopte une posture mesurée, cherchant à préserver des marges de manœuvre pour un éventuel rôle futur.
Au total, l’analyse met en lumière une Europe confrontée à ses propres équilibres internes, dont la capacité d’action collective demeure conditionnée par la diversité de ses positions nationales.