À Paris, l’exposition "La dernière étreinte" donne un visage aux victimes du 7 octobre
À travers des photographies, des témoignages et des récits bouleversants, cette initiative de l’Organisation sioniste mondiale cherche à préserver la mémoire des victimes.


La mairie du 16ᵉ arrondissement de Paris accueille depuis mardi une exposition particulièrement bouleversante consacrée aux victimes israéliennes du 7 octobre 2023. Intitulée "La dernière étreinte", cette exposition photographique rend hommage à 25 mères ayant perdu 26 enfants lors des massacres terroristes perpétrés par le Hamas, principalement au festival Nova.
Initiée par l’Organisation sioniste mondiale et réalisée par la photographe israélienne Ifat Pe’er, l’exposition mêle portraits, témoignages personnels et récits des derniers instants partagés entre ces mères et leurs enfants avant le drame.
« Le dernier moment où elles ont vu leur enfant sans savoir que ce serait la dernière fois », résume Pauline Joubert, l’une des organisatrices de l’événement.
Dans les salles de la mairie, les visiteurs découvrent des histoires marquées par le deuil, mais aussi par le courage. Certaines victimes ont permis de sauver d’autres festivaliers durant l’attaque du festival Nova avant d’être assassinées.
Trois mères israéliennes sont également présentes à Paris pour témoigner directement devant le public français. Parmi elles, Sigal, qui a perdu ses deux filles le 7 octobre.
L’exposition propose également une dimension interactive : des QR codes permettent aux visiteurs de découvrir le parcours de vie de chaque victime, depuis l’enfance jusqu’à son assassinat lors des attaques terroristes du Hamas.
Ouverte jusqu’au 29 mai, l’exposition entend préserver la mémoire des victimes et rappeler l’ampleur du traumatisme vécu par les familles israéliennes depuis le 7 octobre.
Au-delà des photographies, La dernière étreinte cherche surtout à redonner une identité, une histoire et une voix à ceux qui ont été tués lors de l’une des journées les plus meurtrières de l’histoire d’Israël.