Guerre avec l’Iran : l’économie israélienne résiste mais les entreprises commencent à souffrir
Sur i24NEWS, Dan Catarivas, conseiller du patronat israélien, évoque une économie résiliente mais confrontée à des difficultés croissantes, notamment pour les petites et moyennes entreprises.


Treize jours après le début du conflit avec l’Iran, l’économie israélienne continue de fonctionner, mais les premières fissures apparaissent. Invité sur i24NEWS, Dan Catarivas, conseiller du patronat israélien, a dressé un tableau nuancé de la situation économique du pays.
Selon lui, Israël vit depuis plus de deux ans dans un contexte économique marqué par les crises sécuritaires, ce qui a forgé une certaine capacité d’adaptation. « L’économie israélienne est habituée à fonctionner dans des conditions difficiles », explique-t-il. Les infrastructures essentielles, comme les usines, les banques ou les ports, continuent d’opérer normalement, malgré les perturbations, notamment dans le transport aérien.
Cependant, le coût de la guerre est considérable. « Ce nouvel épisode avec l’Iran coûte des milliards de shekels et de dollars », souligne Dan Catarivas. Le gouvernement devra donc trouver des financements importants, alors même que le budget de l’État pour 2026 n’a pas encore été voté. Un ajustement budgétaire est déjà envisagé, avec une augmentation significative des dépenses militaires afin de couvrir les besoins liés au conflit.
Si les indicateurs macroéconomiques restent relativement solides pour l’instant, la situation est plus préoccupante à l’échelle des entreprises. Les petites et moyennes entreprises, ainsi que les travailleurs indépendants, sont particulièrement affectés par les perturbations liées à la guerre.
La fermeture partielle des écoles constitue également un problème majeur. « On demande aux gens de retourner travailler, mais les enfants restent à la maison », observe Dan Catarivas, soulignant les difficultés d’organisation auxquelles sont confrontées de nombreuses familles.
Les dispositifs de compensation mis en place par le gouvernement sont également critiqués pour leur lenteur et leur complexité administrative. Plusieurs entrepreneurs se disent insatisfaits des aides proposées, jugées insuffisantes ou trop difficiles à obtenir.
Dans ce contexte, certains secteurs tirent toutefois profit de la situation. L’industrie de défense, notamment, bénéficie d’une forte demande et dispose déjà de commandes pour plusieurs années.
Malgré cette résilience globale, Dan Catarivas estime que la situation reste fragile. « L’économie continue de fonctionner, mais les difficultés commencent à apparaître », conclut-il.