Israël : bras de fer à la Knesset autour de l’exemption de TVA de Smotrich
« L’objectif est clair : permettre à chaque citoyen de devenir importateur et d’élargir la concurrence sur le marché », a déclaré Smotrich


Le gouvernement israélien a approuvé l’ordonnance du ministre des Finances Betsalel Smotrich relevant le plafond d’exemption de TVA sur les importations personnelles, à la veille d’un vote attendu à la Knesset pour tenter d’annuler la mesure.
Le texte autorise désormais les particuliers à acheter jusqu’à 150 dollars de biens à l’étranger sans acquitter la TVA de 18 %, contre un seuil précédent fixé à 75 dollars. L’ordonnance, entrée en vigueur le 24 décembre, vise à stimuler la concurrence et à faire baisser les prix pour les consommateurs.
« L’objectif est clair : permettre à chaque citoyen de devenir importateur et d’élargir la concurrence sur le marché », a déclaré Smotrich, saluant une décision qui, selon lui, montre déjà des effets visibles en termes de volume d’achats et de pression à la baisse sur les prix.
La mesure reste toutefois vivement contestée. La Commission des finances de la Knesset a décidé de soumettre la question à un vote en séance plénière, où les députés devront se prononcer sur une éventuelle annulation. Il est rare que le Parlement revienne sur une ordonnance ministérielle.
Les opposants, notamment au sein du Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahou, estiment que l’exemption favorise les plateformes étrangères, en particulier asiatiques, au détriment des petites entreprises locales. Le président de la Commission des finances, Hanoch Milwidsky, a appelé les membres de la coalition à ne pas « détruire les petites entreprises au profit de plateformes chinoises ».
Certains critiques accusent également Smotrich de mener une politique populiste à l’approche des élections. Le vote prévu à la Knesset déterminera si l’exécutif peut maintenir cette réforme fiscale.