la Banque d’Israël revoit sa croissance à la baisse et maintient son taux directeur
La Banque d’Israël abaisse ses prévisions de croissance sur fond de guerre avec l’Iran, tout en maintenant ses taux à 4 %, illustrant les effets économiques d’un conflit prolongé et incertain.


La Banque d’Israël a revu à la baisse ses perspectives de croissance, tout en maintenant son taux directeur à 4 %, dans un contexte marqué par la guerre et une incertitude géopolitique accrue. Cette décision, conforme aux attentes des économistes, reflète les effets déjà visibles du conflit sur l’économie israélienne.
Dans son communiqué, l’institution souligne que « l’opération militaire a des implications économiques larges », évoquant une nette contraction de l’activité dès le début des hostilités. L’incertitude, tant au niveau national qu’international, pèse désormais sur les anticipations, notamment en raison de l’inconnue entourant la durée et l’intensité du conflit avec l’Iran, ainsi que son issue.
Dans ce contexte, la banque centrale prévoit désormais une croissance de 3,8 % en 2026, contre 5,2 % anticipés en janvier avant l’escalade militaire. Une reprise plus marquée est toutefois attendue en 2027, avec une projection relevée à 5,5 %. En 2025, l’économie israélienne avait déjà été affectée par la guerre contre le Hamas à Gaza, avec une croissance limitée à 2,9 %.
Parallèlement, la décision de maintenir les taux d’intérêt s’explique aussi par une remontée des pressions inflationnistes, notamment liée à la hausse des prix mondiaux de l’énergie. Dans ce contexte, la banque centrale privilégie la stabilité monétaire, malgré les critiques croissantes visant son gouverneur, Amir Yaron, accusé par certains responsables politiques et acteurs économiques de tarder à alléger le coût du crédit.
Après une première baisse des taux en janvier, à 4 %, puis en novembre précédent, l’institution semble désormais adopter une posture prudente. Entre soutien à l’activité et maîtrise de l’inflation, elle navigue dans un environnement particulièrement instable, où les décisions économiques restent étroitement liées à l’évolution du front militaire.