La chaîne de supermarchés Victory révèle que l’essentiel de sa croissance provient des ventes à Gaza
La chaîne israélienne Victory a dû préciser, à la demande du régulateur financier, l’origine de sa spectaculaire hausse de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026.


La chaîne israélienne de distribution Victory a publié un rapport financier complémentaire à la demande de l’Autorité israélienne des marchés financiers, révélant que la majeure partie de la forte hausse de ses ventes au premier trimestre 2026 est liée à son activité dans la bande de Gaza.
Selon les données publiées, les ventes du groupe ont atteint 755,8 millions de shekels au cours du trimestre, soit une progression de 25,2 % par rapport à la même période de l’année précédente. Sur les 152 millions de shekels de croissance enregistrés, près de 99 millions proviennent directement des ventes réalisées vers Gaza.
Depuis janvier 2026, Victory, contrôlée par l’homme d’affaires Eyal Ravid, opère comme fournisseur agréé de la bande de Gaza pour le compte de l’État d’Israël. La société précise toutefois qu’elle n’a exercé cette activité qu’environ un mois durant le premier trimestre et de manière non continue.
Le rapport met également en lumière l’impact considérable de ces ventes sur les performances du groupe. Alors que Victory avait initialement annoncé une croissance de 23 % dans ses magasins comparables, ce chiffre tombe à seulement 5,95 % une fois les ventes à Gaza exclues.
Le chiffre d’affaires par mètre carré suit la même tendance. Il s’établit à 10.100 shekels avec l’activité liée à Gaza, contre 8.700 shekels sans celle-ci. À titre de comparaison, il atteignait 8.200 shekels au premier trimestre 2025.
La rentabilité brute a néanmoins légèrement reculé, passant de 23,9 % à 23,1 %. L’entreprise explique cette baisse par le fait que les ventes destinées à Gaza génèrent des marges plus faibles que son activité commerciale traditionnelle.
Victory souligne enfin qu’aucune garantie n’existe quant à la poursuite de ces ventes à l’avenir, ni quant à leur volume éventuel. L’évolution de cette activité dépendra des décisions des autorités israéliennes et de la situation sur le terrain.