Le géant américain ZoomInfo ferme son centre de développement en Israël et licencie 300 employés
Cette décision intervient dans un contexte de ralentissement de la croissance, de concurrence accrue et de bouleversements liés à l’intelligence artificielle dans le secteur high-tech.


Le groupe américain de renseignement commercial ZoomInfo a annoncé la fermeture progressive de son centre de développement israélien de Raanana, une décision qui entraînera le licenciement d’environ 300 employés d’ici la fin de l’année.
L’annonce a été faite dimanche matin lors d’une réunion surprise organisée avec les salariés par le directeur mondial des ressources humaines de l’entreprise, Chad Herring, spécialement venu en Israël. La première vague de licenciements interviendra dès la fin du mois en cours, avant une fermeture complète du site d’ici fin 2026.
La majorité des employés concernés travaillent dans les domaines technologiques : ingénierie, gestion de produits, données et développement logiciel. Les salariés devraient recevoir dans les prochains jours des informations détaillées concernant leur date de départ ainsi que leurs indemnités.
Fondée en 2000 par l’entrepreneur israélien Yonatan Stern, ZoomInfo avait d’abord été rachetée en 2017 par le fonds américain Great Hill Partners, avant d’être acquise deux ans plus tard par son concurrent américain DiscoverOrg. Ce dernier avait finalement choisi de conserver le nom ZoomInfo.
En 2021, le groupe avait renforcé sa présence en Israël avec le rachat de la startup israélienne Chorus pour 575 millions de dollars.
La fermeture du centre israélien intervient dans un contexte difficile pour l’entreprise, confrontée à un ralentissement de sa croissance, à une concurrence accrue ainsi qu’aux profondes mutations provoquées par l’intelligence artificielle dans le secteur du renseignement commercial et des technologies de données.
L’annonce survient également à la veille de la publication des résultats trimestriels du groupe. Au cours des douze derniers mois, l’action ZoomInfo a chuté de 38 % à Wall Street, reflétant les inquiétudes des investisseurs face aux difficultés du groupe dans un marché technologique en pleine transformation.