Les États-Unis demandent à Israël d'écarter les entreprises chinoises du projet de métro
Le ministère israélien des Finances refuse toutefois de céder et invite les sociétés américaines à participer aux appels d'offres plutôt que d'exclure leurs concurrentes chinoises.


Les États-Unis intensifient leurs pressions sur Israël pour limiter l'implication d'entreprises chinoises dans les grands projets d'infrastructures, en particulier le futur métro de la région de Tel-Aviv, le plus vaste chantier d'infrastructures jamais lancé dans le pays.
Selon N12, cette offensive diplomatique intervient après la publication, il y a quelques semaines, de la liste des candidats présélectionnés pour les principaux appels d'offres du projet. Sur les 33 entreprises retenues au sein de 20 consortiums internationaux, six sont chinoises, contre seulement deux américaines.
Le coût total du métro est estimé à plus de 170 milliards de shekels, dont près de 65 milliards de shekels concernent les principaux marchés actuellement en cours d'attribution.
Toujours selon N12, l'attaché économique américain en Israël s'est récemment entretenu avec la comptable générale du ministère israélien des Finances, Michal Abadi-Boiangiu, au sujet de la présence d'entreprises issues de pays considérés comme « non amis d'Israël ». Derrière cette formulation se cache principalement la préoccupation de Washington concernant l'influence croissante de la Chine dans les infrastructures stratégiques israéliennes.
Le ministère israélien des Finances rejette toutefois les demandes américaines. Les responsables du Trésor estiment qu'il n'y a pas lieu d'exclure les entreprises chinoises des appels d'offres et préfèrent encourager davantage d'entreprises américaines à se porter candidates, afin d'accroître la concurrence.
Ce n'est pas la première fois que Washington intervient sur ce dossier. Ces dernières années, les pressions américaines ont déjà conduit Israël à modifier plusieurs appels d'offres dans le secteur ferroviaire. En 2025, les conditions d'un marché concernant la ligne bleue du tramway de Jérusalem avaient été revues, écartant de fait le groupe chinois CRRC. Sous l'administration Biden déjà, des pressions similaires avaient conduit à l'exclusion d'entreprises chinoises de plusieurs projets de tramway dans le centre d'Israël.