Spécial week-end | IA : les 10 métiers qui pourraient disparaître d’ici dix ans
Les professions reposant sur les relations humaines, les soins ou le travail manuel devraient rester les plus résistantes.


L’intelligence artificielle et l’automatisation transforment rapidement le marché du travail mondial. Selon les projections du Forum économique mondial (WEF) et du Bureau américain des statistiques du travail (BLS), les professions reposant sur des tâches répétitives et prévisibles seront les plus touchées au cours de la prochaine décennie.
En tête des métiers les plus menacés figurent les dactylographes, les opérateurs de saisie de données, les standardistes, les téléconseillers, les agents de télémarketing, les gestionnaires de commandes, les gestionnaires de paie, les guichetiers de banque, les caissiers ainsi que les agents de tri postal.
Le rapport souligne également un cas plus surprenant : celui des programmeurs informatiques. Contrairement aux ingénieurs en développement logiciel, dont la demande reste forte, les programmeurs chargés principalement d’écrire du code standardisé sont de plus en plus remplacés par des outils d’IA générative capables de produire du code simple en quelques secondes. Les entreprises recherchent désormais davantage des profils capables de concevoir des architectures logicielles complexes et de piloter des projets.
À l’inverse, plusieurs secteurs apparaissent largement protégés face à l’automatisation. Les métiers de la santé (médecins, infirmiers, soignants), de l’éducation (enseignants, psychologues, travailleurs sociaux) ainsi que les professions artisanales et techniques, comme les électriciens, les techniciens ou les entrepreneurs du bâtiment, restent difficiles à remplacer. Leur activité repose sur la présence physique, l’adaptation à des situations variées, la confiance et les relations humaines.
Le rapport rappelle enfin que le télétravail constitue un paradoxe. Les emplois entièrement réalisés à distance et fondés sur des tâches standardisées sont les plus exposés à l’automatisation ou à la délocalisation. En revanche, les fonctions hybrides ou exercées sur le terrain, qui exigent une interaction humaine, de l’intelligence émotionnelle et une capacité à prendre des décisions complexes, devraient conserver un avantage durable.
Les experts recommandent ainsi aux salariés d’investir dans des compétences difficilement reproductibles par l’IA : créativité, gestion des relations humaines, esprit critique et résolution de problèmes complexes.