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Bennett accuse Netanyahou d’alimenter un climat pouvant mener à des violences politiques
L’ancien Premier ministre affirme par ailleurs qu’il soutiendra, après les élections du 27 octobre, le candidat du bloc anti-Netanyahou le mieux placé pour former un gouvernement.


L’ancien Premier ministre israélien et dirigeant du parti B’Yachad, Naftali Bennett, a vivement mis en cause Benjamin Netanyahou dans un entretien diffusé samedi sur Channel 12, à l’occasion de la parution du livre Bennett: Hour of Truth, du journaliste Ari Shavit.
Bennett affirme que les campagnes menées par le Likoud et certains médias favorables à Netanyahou ont créé un climat politique qu’il juge dangereux. Il estime notamment que Gadi Eisenkot, aujourd’hui l’un des principaux rivaux électoraux du Premier ministre, pourrait être exposé à des violences. Selon lui, certains électeurs pourraient finir par considérer les adversaires de Netanyahou comme des ennemis à éliminer.
Bennett raconte également la transition de pouvoir de 2021, lorsqu’il avait remplacé Netanyahou au poste de Premier ministre. Il affirme que leur réunion de passation n’avait duré qu’une trentaine de minutes et accuse son prédécesseur d’avoir refusé toute transmission approfondie sur les dossiers diplomatiques et sécuritaires.
Il rapporte aussi que Netanyahou l’aurait averti, avant la formation du gouvernement de changement, qu’il serait publiquement présenté comme un « traître » s’il rejoignait le bloc anti-Netanyahou. Bennett affirme avoir ensuite subi une campagne politique d’une violence qu’il dit avoir sous-estimée.
Sur le plan électoral, il assure qu’il soutiendra après le scrutin du 27 octobre le candidat du bloc anti-Netanyahou le mieux placé pour former un gouvernement, même s’il devait lui-même renoncer au poste de Premier ministre.
Bennett attaque également le bilan de Netanyahou sur l’Iran. Il affirme qu’entre 2018 et 2021 Israël n’aurait pas suffisamment préparé d’option militaire contre le programme nucléaire iranien, et soutient que les mesures engagées sous son propre gouvernement ont contribué aux récents succès militaires contre Téhéran.