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Le bloc Eisenkot exige le remplacement du président de la Knesset dès mardi, le Likoud tente de retarder le vote
"Si une majorité de députés souhaite un tel débat, je le fixerai à une date rapprochée, dans un délai maximum d'une semaine", a assuré le président de la Knesset, Amir Ohana


Le bloc de Gadi Eisenkot a officiellement demandé jeudi au président de la Knesset, Amir Ohana, d'organiser dès mardi prochain, lors de la séance inaugurale du nouveau Parlement, un vote pour désigner son successeur. Cette initiative constitue une première étape dans la stratégie du bloc du changement pour prendre le contrôle de la Knesset, avant même la formation d'un nouveau gouvernement.
Amir Ohana a répondu que l'élection du président de la Knesset intervenait traditionnellement au moment de la formation du gouvernement. Il a toutefois précisé qu'un vote anticipé pouvait être organisé si au moins 61 députés en faisaient officiellement la demande. "Si une majorité de députés souhaite un tel débat, je le fixerai à une date rapprochée, dans un délai maximum d'une semaine", a-t-il assuré, rejetant les accusations selon lesquelles il chercherait à s'accrocher à son poste.
Les dirigeants du bloc du changement se sont accordés pour faire du remplacement d'Amir Ohana leur première priorité. Yaïr Lapid apparaît comme le principal candidat à la présidence de la Knesset, les responsables de l'opposition estimant que cette fonction devrait revenir à l'un des chefs de leur camp.
Au Likoud, plusieurs responsables cherchent déjà à contrer cette initiative. Le parti espère notamment que les divergences internes au bloc du changement retarderont l'élection du nouveau président de la Knesset, permettant ainsi à Amir Ohana de conserver temporairement ses fonctions.
Le Likoud aurait également élaboré un plan de secours dans l'hypothèse où Yaïr Lapid serait élu. Si un gouvernement d'union nationale venait à être constitué, le parti envisagerait de modifier la législation afin de faciliter sa destitution. Actuellement, le remplacement d'un président de la Knesset en cours de mandat nécessite une majorité de 90 députés, un seuil difficile à atteindre dans la nouvelle configuration parlementaire.