• Content
  • Menu
  • Footer
  • Connexion
    • À la Une
    • Élections législatives 2026
    • Israël
    • Israël en guerre
    • International
    • France
    • Culture
    • Economie
    • IMEC - NEXTBAY
    • Vu sur i24NEWS
    • Vidéos
    • Radio
    • Émissions
    • Programmes
    • Canaux
    • Profils
    • English
    • Français
    • عربى
    • עברית
  • Direct

  • i24NEWS
  • Élections législatives 2026
  • Ra’am et Liste commune : les partis arabes israéliens devenus faiseurs de roi

Ra’am et Liste commune : les partis arabes israéliens devenus faiseurs de roi


Yoav Segalovitz, un Juif sioniste et ancien haut responsable de la police israélienne, occupe la deuxième place sur la liste Ra’am.

Eve Boccara
Eve Boccara
6 min
6 min
 ■ 
  • Israël
  • Liste commune
  • Mansour Abbas
  • parti Raam
  • Benjamin Netanyahou
  • Yousef Jabareen
  • élections législatives 2026
Google NewsSuivez-nousSuivre
Yousef Jabareen attends a press conference presenting the party’s work plan for the next Knesset in Haifa
Yousef Jabareen attends a press conference presenting the party’s work plan for the next Knesset in HaifaSharon Leibel/Flash90

C’est une réalité que le monde semble parfois découvrir : en Israël, des partis arabes participent librement aux élections, siègent à la Knesset et peuvent même contribuer à faire ou défaire un gouvernement. Au lendemain du scrutin, Ra’am et la Liste commune pourraient ainsi jouer un rôle décisif dans l’avenir politique du pays.

Selon les projections, les deux formations obtiendraient ensemble jusqu’à 19 sièges, un résultat susceptible de bouleverser les équilibres parlementaires. Car ni le bloc de Benyamin Netanyahou ni celui de l’opposition ne semblent assurés de disposer des 61 sièges nécessaires pour gouverner.

Ra’am, le pari du pragmatisme

Dirigé par Mansour Abbas et historiquement issu de la mouvance islamique, Ra’am a déjà franchi le pas de la participation au pouvoir. En 2021, le parti avait rejoint la coalition de Naftali Bennett et Yaïr Lapid, permettant notamment l’éviction de Netanyahou.

Michael Darmon 11h
Michael Darmon 11h

Sa stratégie reste avant tout pragmatique : obtenir des budgets pour les municipalités arabes, lutter contre la criminalité et améliorer les conditions de vie de sa communauté en Israël.


Cette orientation s’illustre aujourd’hui par un choix inédit : Yoav Segalovitz, un Juif sioniste et ancien haut responsable de la police israélienne, occupe la deuxième place sur la liste Ra’am.

Ancien député de Yesh Atid, vice-ministre de la Sécurité intérieure et ancien patron de l’unité d’élite Lahav 433, Segalovitz devient le premier candidat juif de cette formation. Au soir du scrutin, Mansour Abbas lui a lancé : « Mon courageux ami, tu as écrit l’histoire. »

La Liste commune, une ligne idéologique plus radicale

Face à Ra’am, la Liste commune, dirigée par Youssef Jabareen, rassemble trois formations : Hadash, issue de la tradition communiste, Ta’al d’Ahmad Tibi et Balad, nationaliste palestinien.

Raphael 13h
Raphael 13h

Elle défend une ligne plus radicale sur la question palestinienne et le caractère juif de l’État d’Israël. Balad revendique notamment un « État de tous ses citoyens », tandis que Hadash compte parmi ses représentants le député juif Ofer Cassif, connu pour ses critiques virulentes de la politique israélienne.

Contrairement à Ra’am, la Liste commune n’a jamais rejoint de coalition gouvernementale dirigée par des partis sionistes.

Une main tendue à l’opposition

Mais cette ligne idéologique n’exclut pas une certaine souplesse politique. Youssef Jabareen a fait savoir qu’il était prêt à soutenir de l’extérieur un gouvernement opposé à Netanyahou.

Le dirigeant de la Liste commune entend toutefois négocier des contreparties, notamment sur la lutte contre la criminalité qui explose dans les villes arabes, les démolitions de maisons qui ne bénéficient pas de permis de construire, notamment dans le Néguev, et l’ouverture d’une perspective politique vers un État palestinien.


Reste un obstacle politique majeur : la crainte, chez une partie de l’électorat juif israélien, de voir des partis arabes participer au pouvoir, voire peser sur des décisions touchant à la sécurité du pays.

Une peur que Benyamin Netanyahou a régulièrement exploitée, notamment à travers des campagnes opposant « la droite ou la Palestine » (photo), présentant toute alliance avec les formations arabes comme une menace pour l’identité de l’État.

Une rhétorique qui contraste avec les propres démarches du Premier ministre, qui avait lui-même tenté, en 2021, d’obtenir le soutien de Mansour Abbas pour former un gouvernement, avant de dénoncer avec virulence... l’alliance conclue entre Ra’am et Naftali Bennett.

Cet article a reçu 19 commentaires

Commentaires

  • Actu
  • Fil info
  • Direct
  • Radio
  • Émissions
  • Obtenez l'application Google Play
  • Obtenez l'application IOS

Information

  • COMITÉ EXÉCUTIF D'i24NEWS
  • PROFILS D'i24NEWS
  • NOS ÉMISSIONS
  • Radio en direct
  • Carrière
  • Contact
  • Plan du site

Categories

  • Fil info
  • Élections législatives 2026
  • Israël
  • Israël en guerre
  • International
  • France
  • Culture
  • Economie
  • IMEC - NEXTBAY
  • Vu sur i24NEWS

Juridique

  • Conditions générales d'utilisation
  • Politique de confidentialité
  • Conditions générales publicitaire
  • Déclaration d'accessibilité
  • Liste des cookies

Nous suivre

  • S'inscrire à la newsletter