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Soupçons d'ingérence étrangère dans les élections : le juge Sohlberg écarte tout doute sur l’intégrité du scrutin et ses résultats
Le président de la Commission électorale centrale a toutefois promis une enquête approfondie sur ces soupçons


Le président de la Commission électorale centrale, le juge Noam Sohlberg, a affirmé ce dimanche que les soupçons actuellement examinés d'ingérence étrangère dans le scrutin, même s’ils devaient être confirmés, ne remettraient pas en cause l’intégrité du processus électoral ni les résultats du scrutin dans leur ensemble. Il s’exprimait aux côtés du chef du Shin Bet, David Zini, et de la procureure générale, Gali Baharav-Miara.
Les soupçons portent sur un possible financement illégal, par des entités étrangères hostiles à Israël, destiné à influencer le scrutin, notamment en stimulant la participation de l’électorat arabe, ainsi que sur des allégations de corruption électorale. Plusieurs médias évoquent le Qatar et la Turquie, sans confirmation officielle. La police dit ne disposer à ce stade d’aucun élément étayant ces allégations, et le parti Ra’am les rejette.
« Les soupçons qui ont été soulevés sont graves. Nous les examinerons avec rigueur et irons au bout de la vérité », a déclaré le magistrat. Il a toutefois jugé « incorrect » l’argument selon lequel les éléments dont on dispose aujourd’hui pourraient compromettre l’ensemble des résultats.
Une équipe conjointe, dirigée par le Shin Bet, la police israélienne et le bureau du procureur général, sera constituée afin d’établir les faits. Le président de la Commission électorale centrale suivra de près la situation jusqu’à la fin de l’enquête.
Dans l’intervalle, le processus électoral se poursuivra comme prévu. « Ces deux obligations ne sont pas contradictoires, elles sont étroitement liées », a souligné le juge Sohlberg.
Rappelant que les citoyens israéliens ont voté mardi en nombre record, le président de la Commission a affirmé qu’ils avaient exprimé leur volonté, et que celle-ci serait respectée.
Le juge a enfin tenu à lever toute ambiguïté : ses propos ne visent en aucun cas à jeter le soupçon sur les suffrages exprimés par la communauté arabe.
Le Likoud a vivement réagi à la déclaration commune du juge Sohlberg, du chef du Shin Bet David Zini et de la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, en continuant de contester la fiabilité des résultats. Le parti du Premier ministre juge « très troublant » que le président de la Commission électorale centrale qualifie les soupçons de financement étranger de très sérieux, tout en affirmant par avance qu’ils n’auraient aucune incidence sur le résultat, avant même la fin de l’enquête.
Le Likoud avance un argument chiffré : selon lui, seules 4 612 voix auraient séparé le transfert d’un siège de Ra’am vers le bloc de droite, ce qui aurait « complètement changé » les résultats et la carte politique. Le parti réclame une enquête rapide et approfondie afin de préserver l’intégrité du scrutin et la souveraineté du peuple. Tant qu’elle ne sera pas terminée, estime-t-il, « un doute plane sur les résultats des élections en Israël ».