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Yaïr Golan appelle l’opposition à s’unir aux partis arabes pour former une majorité de 66 sièges
Le chef des Démocrates défend une coalition avec les formations arabes. Yousef Jabareen se dit prêt à favoriser le départ du gouvernement Netanyahou.


Yaïr Golan a appelé mercredi les partis d’opposition à s’allier aux formations arabes pour remplacer le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Le président des Démocrates estime qu’une telle alliance disposerait d’une majorité à la Knesset.
« Netanyahou a perdu. Je sais compter jusqu’à 120. 65, c’est plus que 55. C’est ainsi que fonctionne la démocratie israélienne. Point final », a-t-il écrit sur X, en référence à un précédent état des résultats partiels.
Depuis, le dépouillement a évolué. Après le comptage de 70,7 % des voix, le bloc de Netanyahou était crédité de 54 sièges, celui de Gadi Eisenkot de 47 et les partis arabes de 19 : 13 pour la Liste arabe commune et 6 pour Ra’am. Ensemble, l’opposition et les formations arabes totaliseraient donc 66 sièges, au-dessus du seuil de majorité de 61. Cette addition ne constitue toutefois pas un accord de coalition.
« Nous avons une majorité. Nous avons une responsabilité. Et nous avons l’occasion de former un gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d’Israël. Un gouvernement qui servira tous les citoyens israéliens », a poursuivi Yaïr Golan.
Le président de la Liste arabe commune, Yousef Jabareen, affirme de son côté vouloir utiliser le poids politique de sa formation pour défendre ses valeurs et favoriser un changement de gouvernement. « Le gouvernement de Netanyahou et Ben-Gvir a rendu la vie amère à chaque citoyen arabe », a-t-il déclaré. « Nous serons prêts à ouvrir la voie au départ du gouvernement de Netanyahou, Ben-Gvir et Smotrich, et à les renvoyer chez eux. »
Yaïr Golan a également contesté la distinction entre majorité israélienne et majorité sioniste. Il a affirmé que Benjamin Netanyahou, s’il entendait ne compter que les partis sionistes, devrait exclure de son propre calcul les députés des formations orthodoxes qu’il qualifie de non sionistes.
La proposition du chef des Démocrates se heurte aux engagements de plusieurs autres dirigeants de l’opposition, qui ont exclu de former un gouvernement avec les partis arabes. Les résultats restent provisoires, notamment dans l’attente du dépouillement des bulletins à double enveloppe.