France : 565 interpellations et cinq policiers et gendarmes blessés lors des manifestations
La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a été marquée par des violences dans plusieurs villes. Laurent Nuñez dénonce l'action de centaines de « casseurs et pilleurs »


La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a été marquée samedi par de nouvelles violences en France. Au total, 565 personnes ont été interpellées et cinq membres des forces de l'ordre blessés à Paris. Selon le ministère de l'Intérieur, ce bilan national a été établi samedi à 22 heures, après une journée de manifestations organisée pour le troisième week-end consécutif. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé la présence de « centaines » de « casseurs et pilleurs », qu'il rattache à la « mouvance d'ultragauche », en marge des cortèges.
À Paris, cinq policiers et gendarmes ont été blessés, dont trois par des jets de cocktails Molotov. Des images montrant un gendarme mobile atteint par les flammes ont suscité de nombreuses réactions politiques. Laurent Nuñez a qualifié l'une de ces attaques de « tentative de meurtre », dénonçant une « violence inouïe » contre les forces de sécurité. Marine Le Pen et Bruno Retailleau ont également condamné ces violences et réclamé des sanctions sévères contre leurs auteurs.
Pour cette troisième journée de mobilisation, quelque 70 000 policiers et gendarmes avaient été déployés sur l'ensemble du territoire afin d'éviter une répétition des violences et des pillages observés lors des précédents rassemblements. Des restrictions de circulation et des interdictions de manifester dans certains centres-villes avaient également été décidées. Plusieurs municipalités ont instauré des couvre-feux face aux risques de débordements.
Malgré ces mesures, des incidents ont éclaté dans plusieurs villes. Les autorités ont toutefois souligné que les cortèges revendicatifs s'étaient globalement déroulés sans incident majeur, distinguant les manifestants des groupes impliqués dans les violences. À Lyon, la veille, des drapeaux israélien et américain avaient également été brûlés lors d'une manifestation, aux cris d'« Assassin, Israël »