La France confirme la suspension du programme d’accueil des Gazaouis
Paris invoque des contraintes logistiques et sécuritaires, une décision qui suscite de vives critiques.


La France a annoncé mercredi la suspension temporaire des inscriptions pour les ressortissants de Gaza au programme PAUSE, un dispositif d’accueil en urgence destiné à protéger des scientifiques, artistes et intellectuels menacés. Cette décision a été confirmée par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a justifié cette mesure par des contraintes logistiques à traiter avant la reprise des démarches.
Créé en 2017 par le Collège de France, le programme PAUSE vise à offrir des visas et une prise en charge temporaire en France à des chercheurs et créateurs en danger, souvent accompagnés de leurs familles. Il a permis depuis plusieurs années d’accueillir des centaines de personnes fuyant des zones de conflit.
Mais cette suspension intervient alors que plusieurs lauréats du programme issus de Gaza restent bloqués dans le territoire en raison des difficultés d’évacuation. Des artistes et des chercheurs ont dénoncé cette mesure, soulignant que une vingtaine de lauréats et leurs familles — plus de 115 personnes — étaient toujours coincés à Gaza, incapables de rejoindre la France malgré leur sélection.
Les organisations de la société civile et certains universitaires ont critiqué la suspension, la considérant comme injuste pour les candidats gazaouis qui ont satisfait aux critères du programme. Ils imputent en partie les restrictions aux obstacles posés par les autorités locales et les complexités logistiques liées à la sortie de Gaza.
Selon une source diplomatique citée par d’autres médias, la prochaine ouverture de candidatures pourrait intervenir en mars 2026, mais la décision finale dépendra des discussions entre les ministères français impliqués et de l’évolution de la situation sur le terrain.