La France lance l’exercice militaire Orion 26, le plus vaste depuis la guerre froide
Ces manœuvres de grande ampleur visent à préparer les forces françaises et alliées à un conflit de haute intensité en Europe et à envoyer un signal clair de dissuasion stratégique.


La France a donné dimanche le coup d’envoi de Orion 26, un exercice militaire d’une ampleur exceptionnelle visant à préparer ses forces et celles de ses alliés à une guerre de haute intensité en Europe face à des menaces croissantes, notamment russes.
Jusqu’au 30 avril, plus de 12 500 soldats français et alliés participeront à ces manœuvres, qui mobilisent également 25 navires, 140 appareils et 1 200 drones, autour de scénarios complexes de combat interarmées.
Le scénario officiel repose sur une agression fictive menée par un État expansionniste contre un allié européen, ce qui permet de tester autant les capacités terrestres que les opérations amphibies, aériennes, cyber et spatiales dans un contexte simulant des conflits modernes.
L’exercice inclut des phases de débarquement amphibie, des raids aéroportés et des actions conjointes entre unités françaises et partenaires de l’OTAN, soulignant l’importance de l’interopérabilité militaire au sein de l’alliance.
Le groupe aéronaval français, avec le porte-avions FS Charles de Gaulle, est au cœur de l’exercice, accompagné de forces maritimes alliées, comme la frégate marocaine Mohammed VI, renforçant la composante navale de l’entraînement.
Pour les autorités françaises, Orion 26 envoie un signal politique fort : il s’agit d’une démonstration de force préventive et collective, visant à dissuader toute velléité d’agression contre l’Europe tout en testant la capacité des armées à faire face à un conflit de grande envergure.
L’exercice, le plus vaste organisé sur le sol français depuis la guerre froide, reflète l’évolution du contexte sécuritaire européen, marqué par des tensions persistantes avec la Russie et l’enjeu de maintenir la cohésion stratégique de l’alliance atlantique.