Le Consistoire de France en Israël : voir, comprendre et témoigner
Plusieurs parlementaires français participaient au déplacement du Consistoire, certains pour la première fois.

Trois ans après les attaques du 7 octobre 2023, le Consistoire central de France a organisé sa convention nationale en Israël. D’Abu Gosh à Jérusalem, en passant par Tel-Aviv, le Magen David Adom et le musée du peuple juif, la délégation a suivi un programme particulièrement chargé.
Pour Élie Korchia, président du Consistoire central de France, cette convention avait un objectif : regarder vers l’avenir, dans un contexte marqué par les tensions diplomatiques et la dégradation de l’image d’Israël en France. « Nous, on a montré que les dirigeants des communautés juives, avec ce panel d’élus, ne cherchaient qu’une chose, le positif, et les liens étroits qu’il peut y avoir sur beaucoup de sujets entre la France et Israël », a-t-il expliqué.
Plusieurs parlementaires français participaient au déplacement, certains pour la première fois. C’est notamment le cas de Catherine Ibled, députée de Paris, qui dit avoir découvert un pays bien différent de l’image qu’elle en avait à travers les médias.

Pour Constance Le Grip, députée des Hauts-de-Seine et présidente du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, ce voyage a aussi permis de mesurer la résilience de la société israélienne, trois ans après le 7 octobre. Malgré les désaccords entre les gouvernements, elle insiste sur la nécessité de maintenir les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.
Un enjeu d’autant plus important à l’approche des échéances électorales en France et en Israël. Alors que le Proche-Orient devrait occuper une place dans le débat politique français, les participants espèrent contribuer à une meilleure connaissance des réalités israéliennes et lutter contre la désinformation.
