Le négationniste Vincent Reynouard condamné à huit mois de prison
Vincent Reynouard présentait dans Rivarol les chambres à gaz des camps nazis comme de la "propagande soviétique" et des récits inventés


Le négationniste français Vincent Reynouard a été condamné mardi par un tribunal parisien à huit mois de prison pour avoir nié l'existence des chambres à gaz nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Âgé de 57 ans, il était poursuivi pour contestation de crimes contre l'humanité après la publication de plusieurs textes dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol en 2024 et 2025.
Dans ces articles, Vincent Reynouard présentait notamment les chambres à gaz des camps nazis comme de la "propagande soviétique" et des récits inventés. Il soutenait également que de grandes chambres à gaz pouvant accueillir un millier de personnes constituaient une "impossibilité technique". Pour le tribunal, remettre en cause l'existence des chambres à gaz, l'un des principaux moyens utilisés pour exterminer les Juifs d'Europe, revient à nier la réalité de la Shoah.
Vincent Reynouard a également été reconnu coupable d'injure antisémite pour avoir qualifié les Juifs de "pathogènes". Les magistrats ont estimé que cette expression revenait à les assimiler à "un germe source d'infection".
Cette condamnation est loin d'être la première pour Vincent Reynouard, déjà condamné à dix reprises depuis 2006, principalement pour des faits liés à la négation de crimes contre l'humanité. En France, la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité commis par le régime nazi est pénalement réprimée depuis la loi Gayssot de 1990.