Lyon : la citoyenneté d’honneur accordée à un Palestinien proche du Hamas
Présenté par la mairie comme un défenseur des droits humains à Gaza, il est accusé par certains responsables politiques d’être proche du Hamas.


La Ville de Lyon et son maire écologiste, Grégory Doucet, se retrouvent une nouvelle fois au centre d’une vive controverse liée au conflit israélo-palestinien. En cause : l’attribution de la citoyenneté d’honneur 2025 à Hussam Abu Safiya, un Palestinien présenté par la municipalité comme un défenseur des droits humains, mais qui s'avère être en réalité proche du Hamas.
La distinction a été décernée le 13 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des droits humains, à six personnalités engagées dans la défense des libertés fondamentales. Le portrait de Hussam Abu Safiya, directeur d’un hôpital dans le nord de Gaza, a été affiché sur les grilles de l’hôtel de ville. Arrêté par Israël il y a un an, il est soupçonné par l’armée israélienne d’avoir dirigé un établissement utilisé comme centre de commandement du Hamas, ce que l’intéressé et ses soutiens contestent.
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Pour justifier ce choix, la mairie de Lyon s’appuie notamment sur des rapports des Nations unies dénonçant des "détentions arbitraires, des actes de torture et de mauvais traitements" infligés à des personnels médicaux palestiniens détenus par Israël. La municipalité voit en Hussam Abu Safiya une "figure emblématique" du système de santé gazaoui et du courage des soignants en zone de guerre.
Mais cette décision suscite de fortes réactions. La députée Caroline Yadan dénonce sur les réseaux sociaux une « faute morale majeure », qualifiant Abu Safiya de proche du Hamas et accusant le maire de Lyon de « glorifier un admirateur de terroristes ». Des critiques reprises par plusieurs élus et internautes.
Le Crif Auvergne-Rhône-Alpes a de son côté exprimé son malaise, estimant que cette citoyenneté d’honneur s’apparente davantage à un « panthéon idéologique » qu’à un hommage consensuel aux droits humains. Une polémique qui rappelle à Lyon l’affaire Salah Hamouri, et qui replace Grégory Doucet sous le feu des critiques, à quelques mois de nouvelles échéances politiques.