"On n’oublie pas la Palestine" : Paris en ébullition après la qualification du PSG
Après la qualification du Paris Saint-Germain, Paris a sombré dans des débordements mêlant tensions avec la police et slogans politiques.


La qualification du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions a plongé Paris dans une soirée aussi festive que chaotique. Si des milliers de supporters ont célébré dans les rues, notamment autour de l’Arc de Triomphe, des débordements ont rapidement éclaté, donnant lieu à de nombreuses interpellations et affrontements avec les forces de l’ordre.
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Au cœur de cette nuit agitée, certains témoignages captés sur place illustrent l’ambiance ambivalente : « Ce soir, on fait la fête (…) jusqu’à pas d’heure », lance un jeune supporter, avant d’ajouter dans un mélange de provocation et de revendication : « On n’oublie pas la Palestine ». D’autres évoquent « le jeu du chat et de la souris » avec la police, dans une atmosphère mêlant euphorie et tension.
Le bilan provisoire est lourd : 95 personnes placées en garde à vue, dont neuf mineurs, et 127 interpellations dans toute la région parisienne. Onze personnes ont été blessées, dont une grièvement, ainsi que 23 policiers légèrement touchés. Les autorités évoquent des violences contre les forces de l’ordre, susceptibles d’entraîner de lourdes sanctions pénales.
Des incidents ont été signalés près du Parc des Princes, où les forces de sécurité ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser les foules. Des tentatives de blocage du périphérique ont également été déjouées. La soirée a aussi été marquée par des dégradations, notamment place de la Concorde, où une exposition du photographe Yann Arthus-Bertrand a été vandalisée.
Le ministre de l’Intérieur a fermement condamné ces violences, regrettant qu’elles accompagnent désormais régulièrement les victoires du club parisien. À l’approche de la finale face à Arsenal, prévue le 30 mai à Budapest, les autorités promettent un dispositif de sécurité renforcé.
Entre liesse populaire, slogans politiques et scènes de violence, cette nuit parisienne souligne une fois de plus la difficulté à contenir les débordements lors des grandes célébrations sportives.