Procédure disciplinaire visant Arno Klarsfeld : ses avocats contestent les fuites et la déformation de ses propos
Les avocats d’Arno Klarsfeld dénoncent des fuites ayant conduit à une déformation de ses propos tenus sur CNEWS et à un déferlement d’insultes antisémites.


Les avocats d’Arno Klarsfeld, Maîtres Olivier Pardo, Laurence Dauxin et Raphaële Bialkiewicz, ont publié un communiqué pour répondre aux informations parues dans plusieurs médias faisant état de l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre de leur client. Cette initiative aurait été engagée par le président de la commission supérieure du Conseil d’État à la suite de propos tenus sur la chaîne CNEWS.
Selon les conseils de M. Klarsfeld, ces informations, issues de fuites, ont provoqué un déferlement d’insultes antisémites à son encontre. Ils estiment que les éléments relayés par la presse sont particulièrement préjudiciables, car ils dénaturent le sens de son intervention en occultant un point central : l’évocation du viol présumé d’une femme nonagénaire par une personne sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Lors de cette prise de parole, Arno Klarsfeld s’exprimait, selon ses avocats, sur les difficultés rencontrées par les politiques publiques pour lutter efficacement contre l’immigration irrégulière. En faisant référence à la politique migratoire menée aux États-Unis sous la présidence de Donald Trump, il aurait souligné les injustices que celle-ci pouvait engendrer, et ce indépendamment de tout événement ultérieur.
Ses avocats rappellent que cette analyse relevait d’un débat d’intérêt public et qu’elle émanait d’un juriste particulièrement qualifié en droit américain, diplômé de l’université de New York et admis aux barreaux de New York et de Californie. Le terme de « rafle », utilisé dans ce contexte, l’aurait été, précisent-ils, dans son sens strictement lexical et contemporain, tel que défini par les dictionnaires, pour décrire une vaste opération policière d’interpellation observée à Minneapolis.
Ils insistent sur le fait que M. Klarsfeld n’a jamais préconisé de telles méthodes en France et qu’il en a, au contraire, dénoncé les injustices potentielles. Les avocats condamnent avec force toute assimilation entre ces propos et les crimes nazis, qu’ils jugent indécente et historiquement infondée.
Arno Klarsfeld entend désormais utiliser toutes les voies de droit pour faire cesser ce qu’il qualifie de campagne de dénigrement, estimant qu’elle vise à le désigner comme une cible, au regard de l’engagement constant de sa famille dans la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et en soutien à Israël, engagement qui les a déjà exposés à des attentats par le passé.