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Du DynaTAC à l’iPhone : comment le téléphone portable a conquis nos vies
De la « brique » de 800 grammes aux smartphones ultrafins d’aujourd’hui, le téléphone portable a connu une révolution fulgurante en un demi-siècle.


Il tient dans la main, dans la poche ou sur la table. Il nous réveille, nous informe, nous relie au monde. Le téléphone portable, devenu indispensable, a pourtant commencé comme un objet lourd, cher et réservé à une élite.
Tout débute le 3 avril 1973. Ce jour-là, l’ingénieur américain Martin Cooper, alors directeur de la communication chez Motorola, passe le tout premier appel depuis un téléphone cellulaire portatif. Dix ans plus tard, en 1983, le DynaTAC 8000X est commercialisé aux États-Unis. Surnommé « la brique », l’appareil pèse près de 800 grammes, mesure 25 centimètres et offre à peine 30 minutes d’autonomie en conversation. Son prix ? 3 995 dollars. Un objet de luxe, plus symbole de puissance que véritable outil du quotidien.
En France, le premier pas vers la mobilité est franchi en 1991 avec le Bi-Bop de France Télécom. Mais le système impose de se trouver à moins de 300 mètres d’une borne pour recevoir des appels. L’engouement est limité : alors que 500 000 abonnés étaient espérés en 1995, seuls 46 000 utilisateurs seront recensés avant la fermeture du réseau en 1997.
La fin des années 1990 marque un tournant. En 1998, le Siemens S10 devient le premier téléphone doté d’un écran couleur. Les années 2000 voient apparaître les premiers appareils équipés d’un appareil photo intégré, ouvrant la voie à une nouvelle ère numérique.
Puis, en 2007, l’arrivée du premier iPhone révolutionne le marché. Le téléphone n’est plus seulement un outil de communication : il devient un ordinateur de poche.
Plus de cinquante ans après le premier appel de Martin Cooper, le portable s’est transformé en assistant personnel multifonction : messagerie, photo, GPS, banque, santé, réseaux sociaux. D’objet expérimental, il est devenu le centre névralgique de nos vies connectées.