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Intelligence artificielle : une étude de Google relativise le risque de disparition des emplois
Malgré sa présence croissante dans les entreprises, l’IA reste encore cantonnée à une part limitée des tâches professionnelles


L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les salariés ou simplement transformer leur manière de travailler ? Une étude publiée par Google se veut plutôt rassurante : malgré sa présence croissante dans les entreprises, l’IA reste encore cantonnée à une part limitée des tâches professionnelles.
Le rapport s’appuie sur l’analyse de 15 millions de conversations réelles avec une intelligence artificielle, couvrant 800 métiers, 4 000 tâches, 150 pays et 140 langues. Selon ses conclusions, l’IA est utilisée dans 68 % des professions étudiées, qui représentent près de 90 % de l’emploi américain. Mais elle n’intervient concrètement que dans 21 % des tâches.
Seuls 3 % des métiers présentent un usage de l’intelligence artificielle couvrant plus des trois quarts de leurs activités. Pour la majorité des professionnels, l’IA apparaît donc davantage comme un outil d’assistance que comme un substitut. Ainsi, 41 % des personnes interrogées estiment qu’elle soutiendra leur métier sans le bouleverser en profondeur, tandis que 7 % seulement anticipent une réduction significative de leurs tâches.
L’usage de ces technologies est toutefois déjà largement installé dans le quotidien professionnel. Plus de la moitié des salariés, soit 52 %, déclarent utiliser l’IA chaque jour ou plusieurs fois par semaine. Parmi eux, 68 % constatent une amélioration notable de leur travail, notamment dans la rédaction, la documentation, la recherche, l’analyse et le service client.
L’étude souligne également une forte acceptation de ces outils : 66 % des collaborateurs se disent à l’aise avec une utilisation quotidienne de l’IA, contre seulement 3 % qui expriment un véritable malaise.
Tous les métiers ne sont néanmoins pas exposés de la même manière. Les professions reposant sur la présence physique et la relation humaine, comme celles de sage-femme ou d’enseignant en maternelle, restent peu concernées. À l’inverse, l’IA occupe déjà une place importante dans les tâches des analystes d’études de marché, des spécialistes du marketing et des ressources humaines.
Loin d’annoncer une disparition massive des emplois, le rapport décrit donc surtout une évolution des pratiques professionnelles, dans laquelle l’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un assistant du quotidien.