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L’être humain pourrait théoriquement vivre jusqu’à 156 ans, selon une étude russe


Les scientifiques ont progressivement retiré de leur modèle presque tous les processus connus du vieillissement, afin de n’en conserver qu’un seul : l’accumulation des mutations somatiques

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Des personnes âgées, image d'illustration
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Un être humain pourrait théoriquement vivre jusqu’à 156 ans, mais uniquement dans un scénario très particulier qui n’existe pas dans la réalité. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs russes, qui ont élaboré un modèle mathématique afin d’identifier les mécanismes susceptibles de limiter, à eux seuls, la durée de vie humaine.

Pour parvenir à cette estimation, les scientifiques ont progressivement retiré de leur modèle presque tous les processus connus du vieillissement, afin de n’en conserver qu’un seul : l’accumulation des mutations somatiques. Ces modifications aléatoires de l’ADN apparaissent dans les cellules tout au long de la vie. Contrairement aux mutations héréditaires, elles ne sont pas transmises à la descendance.

Avec l’âge, leur accumulation peut perturber le fonctionnement des cellules et favoriser le développement de certaines maladies. Dans l’hypothèse où tous les autres mécanismes du vieillissement pourraient être éliminés ou inversés, ces mutations suffiraient, selon les calculs des chercheurs, à limiter la durée de vie médiane à environ 156 ans.

Cette estimation ne constitue toutefois ni une prévision de la longévité des générations actuelles ni la promesse d’un futur traitement contre le vieillissement. L’objectif de l’étude est avant tout de mieux comprendre les phénomènes biologiques qui imposent une limite à la vie humaine.

Innov'Nation | Avec Chrystopher Barolin | 28/07/2026
Innov'Nation | Avec Chrystopher Barolin | 28/07/2026

Les chercheurs pointent notamment le rôle du cerveau et du cœur. Contrairement à certains organes, comme le foie, dont les cellules se renouvellent régulièrement, les neurones et les cardiomyocytes, les cellules musculaires du cœur, se divisent très peu. Les mutations qui apparaissent dans ces tissus peuvent donc persister pendant des années et altérer progressivement leur fonctionnement.

En tenant compte des capacités de régénération propres à plusieurs organes, les scientifiques aboutissent à une fourchette théorique de durée de vie médiane comprise entre 146 et 194 ans.

Ces travaux pourraient à terme orienter de nouvelles stratégies thérapeutiques. Les chercheurs soulignent néanmoins qu’un allongement de la vie n’aurait de réel intérêt que s’il s’accompagnait d’une préservation de la mémoire, de la mobilité et de l’autonomie.

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