- i24NEWS
- International
- Amérique
- « D’Inch’Allah à Alhamdoulillah » : Abdul El-Sayed célèbre sa victoire dans le Michigan
« D’Inch’Allah à Alhamdoulillah » : Abdul El-Sayed célèbre sa victoire dans le Michigan
Vainqueur face au républicain Mike Rogers, le démocrate a réclamé que les impôts américains financent les services publics plutôt que les guerres à l’étranger.


Le démocrate Abdul El-Sayed a remporté l’élection sénatoriale dans le Michigan face au républicain Mike Rogers. Il doit succéder au sénateur démocrate Gary Peters, qui ne se représentait pas.
Dans son discours de victoire, El-Sayed a célébré son succès en déclarant : « Nous pouvons passer d’“Inch’Allah” à “Alhamdoulillah” », soit de « si Dieu le veut » à « Dieu soit loué ».
Le démocrate a surtout réaffirmé son opposition au financement américain des opérations militaires israéliennes, un thème central de sa campagne. « Nous voulons que nos impôts soient dépensés ici, pour nos écoles, notre système de santé et nos infrastructures. Nous ne voulons pas que notre argent serve à financer l’apartheid, le génocide ou la guerre », a-t-il lancé.
Ces propos reprennent ses accusations contre Israël concernant la guerre à Gaza, qu’il qualifie de génocide, une accusation rejetée par Israël.
El-Sayed a également défendu ses positions en faveur des Palestiniens : « Ils essaient de vous qualifier de haineux si vous pensez que les enfants palestiniens devraient pouvoir grandir sur la terre de leurs ancêtres sans être tués avec l’argent de nos impôts. »
« Si vous croyez à l’égalité des droits à la paix, à la dignité et à l’autodétermination, ce n’est pas de la haine. C’est de l’amour », a-t-il poursuivi.
Le futur sénateur a aussi pris pour cible le groupe de pression pro-israélien AIPAC, affirmant que celui-ci avait dépensé 42 millions de dollars contre sa candidature. « Merci de m’avoir donné l’occasion de vous battre deux fois », a-t-il ironisé, sans détailler dans cet extrait les dépenses évoquées.
Enfin, il a directement interpellé Donald Trump, en faisant référence aux difficultés du président à prononcer son nom : « Donald, je sais que vous avez eu du mal avec mon nom. Alors, après ma prestation de serment devant J. D. Vance en janvier, vous pourrez simplement m’appeler “sénateur”. »