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Irak : Nouri al-Maliki rencontre un émissaire américain après les menaces de Washington
Malgré les avertissements du président américain Donald Trump, Nouri al-Maliki maintient sa candidature au poste de Premier ministre irakien et reçoit un haut responsable diplomatique américain.


Nouri al-Maliki, principal candidat au poste de Premier ministre irakien, a rencontré l’émissaire américain Tom Barrack, dans un contexte de fortes tensions entre Bagdad et Washington. Cette entrevue intervient après que l’ancien chef du gouvernement a refusé de retirer sa candidature, malgré les avertissements du président américain Donald Trump.
Selon l’agence officielle irakienne INA, M. Maliki a reçu l’émissaire américain, également ambassadeur des États-Unis en Turquie et représentant spécial pour la Syrie. Tom Barrack s’est rendu à plusieurs reprises en Irak ces dernières semaines pour s’entretenir avec de hauts responsables politiques, alors que le pays traverse une nouvelle phase d’incertitude institutionnelle.
Le mois dernier, Donald Trump avait lancé un ultimatum : si Nouri al-Maliki, ancien Premier ministre à deux reprises et réputé proche de l’Iran, revenait au pouvoir, les États-Unis cesseraient d’apporter leur soutien à l’Irak. Cette déclaration avait été perçue comme une ingérence directe dans le processus politique irakien.
Interrogé par l’AFP en début de semaine, M. Maliki a affirmé qu’il n’avait « absolument aucune intention » de retirer sa candidature, invoquant le respect de la souveraineté nationale et de la volonté populaire. Il a néanmoins cherché à rassurer Washington sur ses intentions, dans un contexte où l’Irak demeure dépendant d’un appui international en matière sécuritaire et économique.
La rencontre avec Tom Barrack apparaît ainsi comme une tentative de maintenir un canal de dialogue ouvert entre Bagdad et Washington, alors que les équilibres régionaux et les relations avec l’Iran continuent de peser lourdement sur la scène politique irakienne.