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L'ex-otage Ilana Gritzewsky à l'ONU : "Pourquoi ce silence ? Je suis la preuve vivante des crimes sexuels du Hamas"
La jeune femme a appelé les instances internationales à reconnaître les violences sexuelles commises contre des Israéliennes lors du massacre du 7 octobre


À la tribune du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, Ilana Gritzewsky, ancienne otage du Hamas, a livré ce mardi un témoignage particulièrement émouvant sur les violences qu’elle a subies lors de l’attaque du 7 octobre 2023 et durant sa captivité dans la bande de Gaza.
Intervenant lors de la 62e session du Conseil, la jeune femme a appelé les instances internationales à reconnaître les violences sexuelles commises contre des Israéliennes lors du massacre perpétré par le Hamas. « Je dois parler au nom de ceux qui n’ont plus de voix », a-t-elle déclaré, expliquant que chaque prise de parole ravivait les blessures de son expérience.
Invitée à Genève par l’organisation non gouvernementale UN Watch, basée en Suisse et spécialisée dans la surveillance des activités des Nations unies, Ilana Gritzewvsky a directement interpellé la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les violences faites aux femmes, l’accusant d’ignorer les souffrances des victimes israéliennes du 7 octobre.
Dans une intervention marquée par l’émotion, elle a relaté les circonstances de son enlèvement et de sa détention. « Je suis revenue avec une hanche et une mâchoire fracturées, et l’âme brisée », a-t-elle déclaré devant les participants à la session, soulignant être un témoin direct des violences sexuelles commises lors de l’attaque.
L’événement a également donné lieu à des critiques visant certains rapports présentés devant le Conseil des droits de l’homme. L’ambassadeur d’Israël auprès des institutions onusiennes à Genève, Daniel Maron, a dénoncé une minimisation des crimes commis le 7 octobre. De son côté, Hillel Neuer, le directeur exécutif de UN Watch, a accusé certaines instances internationales d’effacer la parole des victimes israéliennes.
Répondant aux critiques, la rapporteuse spéciale Reem Alsalem a assuré avoir condamné publiquement les violences commises contre les femmes israéliennes. Elle a également affirmé avoir demandé à plusieurs reprises l’autorisation de se rendre en Israël et à Gaza afin de rencontrer des survivants et d’enquêter sur les faits, sans avoir obtenu l’accord des autorités israéliennes.