- i24NEWS
- International
- La CIA dément une tentative ukrainienne visant la résidence de Vladimir Poutine
La CIA dément une tentative ukrainienne visant la résidence de Vladimir Poutine
La CIA conteste la version du Kremlin et estime que l’Ukraine n’a pas tenté de viser une résidence de Vladimir Poutine lors d’une récente attaque de drones.


La CIA estime que l’Ukraine n’a pas cherché à frapper une résidence utilisée par Vladimir Poutine lors d’une récente attaque de drones dans le nord de la Russie, contredisant ainsi les accusations formulées par le Kremlin, selon des responsables américains.
Le directeur de la Central Intelligence Agency, John Ratcliffe, a présenté cette évaluation mercredi au président Donald Trump, indiquent des sources proches du dossier. Moscou avait affirmé publiquement que l’Ukraine avait tenté de viser le domicile du président russe, une version relayée par Poutine lui-même lors d’un échange téléphonique avec Trump lundi.
Dans un premier temps, le président américain s’était dit « très en colère » après avoir entendu ces propos, tout en reconnaissant qu’il était « possible » que l’allégation soit infondée. L’Ukraine avait, de son côté, fermement nié toute implication.
Après le briefing de la CIA, Donald Trump a toutefois semblé adopter une position plus sceptique, partageant sur son réseau Truth Social un éditorial du New York Post mettant en doute la version russe et accusant Moscou de faire obstacle aux efforts de paix.
Ces révélations interviennent alors que des discussions diplomatiques intenses sont menées pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. Plusieurs responsables européens estiment que cette accusation pourrait viser à torpiller les négociations sans en faire porter la responsabilité à Moscou. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a qualifié l’affaire de « diversion délibérée ».
Le ministère russe de la Défense a affirmé que 91 drones avaient été lancés depuis le nord de l’Ukraine en direction d’une résidence présidentielle près de Valdaï, précisant que la majorité avait été interceptée. Aucun élément de preuve indépendant n’a toutefois été présenté pour étayer cette version.