- i24NEWS
- International
- La France et onze autres pays veulent mettre fin au commerce avec les implantations israéliennes
La France et onze autres pays veulent mettre fin au commerce avec les implantations israéliennes
"La France ne saurait, par son commerce, soutenir une situation qui menace la sécurité des Israéliens et des Palestiniens ainsi que la paix et la stabilité dans la région", a déclaré Jean-Noël Barrot


La France et onze autres pays ont annoncé leur intention de prendre des mesures visant à restreindre le commerce de biens provenant des implantations israéliennes en Judée-Samarie, dans le cadre d'une initiative destinée, selon eux, à préserver la perspective d'une solution à deux États.
Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères de la France, du Royaume-Uni, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de la Finlande, de l'Irlande, de l'Islande, de la Norvège, de la Pologne, du Portugal et de la Suède estiment que les actions menées par le gouvernement israélien en Judée-Samarie "compromettent la possibilité d'une solution à deux États". Ils dénoncent notamment l'expansion des implantations et les violences commises par des "colons" contre des Palestiniens.
Les douze pays confirment leur intention d'imposer des restrictions nationales au commerce de biens provenant d'implantations qu'ils considèrent comme illégales au regard du droit international, de soutenir des mesures similaires au niveau européen ou d'envisager d'autres dispositions dans le cadre de leurs procédures nationales. La France, le Royaume-Uni et le Canada indiquent également vouloir proposer des mesures nationales visant à interdire le commerce de biens issus de ces implantations.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a justifié cette décision en affirmant que la Judée-Samarie était "au bord de l'explosion", évoquant une "expansion effrénée de la colonisation" ainsi qu'une hausse des violences de "colons extrémistes" contre les Palestiniens.
"La France ne saurait, par son commerce, soutenir une situation qui menace la sécurité des Israéliens comme des Palestiniens ainsi que la paix et la stabilité dans la région", a-t-il déclaré, appelant également l'Union européenne à adopter la même ligne.
Les signataires affirment parallèlement leur attachement à la sécurité d'Israël et condamnent de nouveau l'attaque terroriste du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas. Jean-Noël Barrot l'a qualifiée de "pire massacre antisémite depuis la Shoah", rappelant que plus de cinquante ressortissants français y avaient perdu la vie.
Dans leur communiqué, les douze pays appellent le gouvernement israélien à mettre "immédiatement" un terme à l'expansion des implantations et des avant-postes, à empêcher les violences de "colons" et à enquêter sur les accusations visant les forces israéliennes. Ils réaffirment enfin leur soutien à une solution à deux États, avec Israël et un État palestinien "souverain, démocratique et viable", vivant côte à côte en paix et en sécurité.