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Les exportations de pétrole du Moyen-Orient chutent d’au moins 60 % en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz
Cette perturbation majeure de l’approvisionnement mondial a déjà entraîné une forte hausse des prix du brut.


Les exportations de pétrole du Moyen-Orient ont fortement chuté au cours de la semaine précédant le 15 mars, conséquence directe des perturbations provoquées par la guerre entre les États-Unis et l’Iran et de la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz, selon des données maritimes analysées par Reuters.
Ce passage stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, est devenu largement impraticable. Cette situation a contraint plusieurs pays exportateurs à annuler des expéditions et à réduire leur production, provoquant la plus importante perturbation de l’offre pétrolière jamais observée.
Les données de la société de suivi maritime Kpler montrent que les exportations de pétrole brut, de condensats et de carburants raffinés provenant de huit pays du Moyen-Orient — l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Iran, l’Irak, Oman, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis — ont atteint en moyenne 9,71 millions de barils par jour durant la semaine se terminant le 15 mars. Cela représente une chute d’environ 61 % par rapport aux 25,13 millions de barils par jour enregistrés en février.
D’autres estimations suggèrent une baisse encore plus marquée. Selon la société d’analyse Vortexa, les exportations des mêmes pays auraient chuté à environ 7,5 millions de barils par jour la semaine dernière, soit une baisse de 71 % par rapport aux 26,1 millions de barils par jour observés en février.
Avant l’éclatement du conflit, ces huit pays représentaient environ 36 % des exportations mondiales de pétrole transporté par voie maritime, évaluées à plus de 70 millions de barils par jour.
Les volumes réellement exportés pourraient toutefois être encore plus faibles, une partie du pétrole étant stockée temporairement sur des navires en attente dans le Golfe, sans quitter la région. La situation a déjà entraîné une flambée des prix du brut, qui ont atteint leur niveau le plus élevé depuis quatre ans.