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Militants des flottilles maltraités : l’enquête italienne vise désormais des officiers de la marine israélienne


Ouverte après les plaintes de 50 citoyens italiens, l’enquête porte sur des accusations de torture et de violences lors de l’interception de deux flottilles en 2025 et 2026.

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Boats belonging to the Global Sumud Flotilla, carrying activists and humanitarian aid, depart for Gaza from the port of Marmaris, Turkey, Thursday, May 14, 2026, in an attempt to break the Israeli naval blockade
Boats belonging to the Global Sumud Flotilla, carrying activists and humanitarian aid, depart for Gaza from the port of Marmaris, Turkey, Thursday, May 14, 2026, in an attempt to break the Israeli naval blockade (AP Photo/Murat Kocabas)

Des responsables israéliens contestent son périmètre et dénoncent une procédure politisée.

L’enquête du parquet de Rome sur le traitement de militants des flottilles pour Gaza vise désormais plusieurs responsables politiques, militaires et pénitentiaires israéliens, rapporte le Jerusalem Post. Initialement centrée sur le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, elle a été élargie le 16 octobre aux chaînes de commandement impliquées dans les opérations.

La procédure fait suite aux plaintes de 50 ressortissants italiens détenus par Israël après les missions de la Global Sumud Flotilla de septembre-octobre 2025 et d’avril-mai 2026. Selon le parquet de Rome, les investigations portent sur des faits présumés de torture, d’enlèvement, de blessures, de vol et de dégradations.

Les plaignants de la première mission ont notamment fait état de coups, de blessures, de menaces de mort et d’insultes. Ceux de la seconde dénoncent également l’usage de balles en caoutchouc et de pistolets à impulsion électrique. Ces accusations n’ont pas été établies par une décision de justice.

Des responsables de la marine concernés


Selon les informations recueillies par le Jerusalem Post, l’enquête concerne notamment l’ancien commandant de la marine David Saar Salama, son successeur Eyal Harel, ainsi que des officiers de la base navale d’Ashdod et de l’unité de commandos Shayetet 13.

Des responsables israéliens interrogés par le quotidien contestent particulièrement l’inclusion de ces militaires. Ils défendent le professionnalisme de la marine et présentent la procédure comme politisée. Certains reconnaissent toutefois que des accusations de mauvais traitements impliquant des policiers ou des agents pénitentiaires pourraient nécessiter un examen.

Ces sources affirment également que l’initiative judiciaire n’est pas coordonnée avec le gouvernement italien. Cette appréciation émane des interlocuteurs israéliens du journal et ne constitue pas une conclusion sur le bien-fondé de l’enquête.

Une demande d’entraide adressée à Israël


Le parquet de Rome indique avoir demandé en juin l’assistance judiciaire d’Israël afin de reconstituer les événements et d’établir les responsabilités individuelles. Il n’a pas précisé si les autorités israéliennes avaient répondu. Plusieurs administrations interrogées par le Jerusalem Post ont refusé de commenter ce point.

Le droit italien permet, sous certaines conditions, de poursuivre à Rome des crimes commis à l’étranger contre des citoyens italiens. L’ouverture d’une enquête ne préjuge ni de la culpabilité des personnes concernées ni de leur renvoi devant un tribunal.

Si les investigations permettent de réunir des éléments suffisants, le parquet pourra demander la tenue d’un procès.

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