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Une commission d’enquête de l’ONU accuse Israël d’« extermination » : Israël dénonce une campagne de désinformation
Dans un nouveau rapport, les enquêteurs allèguent des crimes contre l’humanité en Judée-Samarie et réitèrent leurs accusations de génocide à Gaza.


La représentation israélienne à Genève rejette leurs conclusions et réclame la dissolution de la commission.
Une commission d’enquête indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a formulé lundi de nouvelles accusations contre Israël. Selon les éléments rapportés par Israel National News, elle estime que les opérations israéliennes en Judée-Samarie depuis le 7 octobre 2023 s’inscrivent dans une « attaque généralisée et systématique » contre des civils palestiniens.
Le rapport de 19 pages accuse les autorités et les forces de sécurité israéliennes de crimes contre l’humanité, dont l’« extermination », la torture, le viol, d’autres violences sexuelles et la persécution. Il affirme également que les violences de résidents israéliens contre des Palestiniens auraient été intégrées à une politique plus large de déplacement de population.
Ces conclusions sont celles d’une commission d’enquête composée de trois experts, créée en 2021. Elles ne constituent pas une décision de justice.
Israël dénonce une déformation de l’histoire
La mission israélienne auprès des Nations unies à Genève a fermement rejeté le rapport, qu’elle présente comme une nouvelle manifestation d’une « campagne de désinformation visant à diaboliser l’État d’Israël et à présenter son existence même comme criminelle ».
Elle critique notamment le rapprochement établi par les enquêteurs entre les politiques actuelles d’Israël et les événements de 1948. Selon la représentation israélienne, le rapport déforme la guerre menée par Israël après l’invasion de cinq armées arabes en la présentant comme une politique coloniale d’expulsion.
L’ambassadeur israélien à Genève, Daniel Meron, accuse la commission de chercher à saper la légitimité d’Israël et son droit à se défendre. La mission appelle la communauté internationale à rejeter ses conclusions et à demander sa dissolution immédiate.
Les opérations en Judée-Samarie et à Gaza visées
Pour la Judée-Samarie, les enquêteurs indiquent avoir étudié sept affaires et documenté six autres cas concernant des Palestiniens tués ou blessés entre novembre 2023 et juin 2026. Ils affirment que des membres des forces de sécurité ont intentionnellement tué des civils ne présentant aucune menace immédiate.
Le rapport critique également l’opération israélienne « Mur de fer », lancée en janvier 2025 dans le nord de la Samarie, notamment à Jénine et à Tulkarem. Il lui attribue d’importantes destructions et le déplacement de dizaines de milliers de Palestiniens. L’armée israélienne présente ces opérations comme nécessaires au démantèlement des infrastructures terroristes.
Concernant Gaza, la commission réitère son accusation de génocide, formulée pour la première fois en septembre 2025 et constamment rejetée par Israël. Elle estime que des opérations menées après le cessez-le-feu d’octobre 2025 témoignent de la poursuite des actes qu’elle dénonce.
Le rapport reconnaît qu’Israël a présenté les sites frappés comme des cibles terroristes et justifié d’autres interventions par des violations du cessez-le-feu. Les enquêteurs contestent néanmoins ces explications et appellent à des investigations internationales.
L’Autorité palestinienne également mise en cause
La commission accuse aussi les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne d’atteintes au droit à la vie, de recours excessif à la force, de détentions arbitraires et de répression de la contestation politique.
Selon ses conclusions, ces forces auraient tué au moins 14 Palestiniens, dont deux mineurs, entre octobre 2023 et octobre 2025. Le rapport examine notamment leur opération contre des groupes armés à Jénine, lancée en décembre 2024.
Les enquêteurs demandent à l’Autorité palestinienne de mener des enquêtes indépendantes, de poursuivre les responsables des violations et de cesser de cibler les journalistes et les défenseurs des droits humains.