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"Une trentaine de participants" à la visioconférence vendredi sur le détroit d’Ormuz (Élysée)
Sous l’impulsion de Emmanuel Macron et Keir Starmer, une coalition internationale cherche à sécuriser le détroit d’Ormuz en proposant une « troisième voie » entre pression et escalade militaire.


Une « trentaine de participants » prendront part vendredi à une visioconférence consacrée à la sécurisation du détroit d’Ormuz, a annoncé l’Élysée. Cette réunion sera coprésidée par le président Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, dans un contexte de fortes tensions autour de cette voie maritime stratégique.
La rencontre, organisée en format hybride, réunira à Paris plusieurs dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. D’autres participants, venus d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Amérique latine, se joindront à distance.
L’objectif affiché est de préparer une mission internationale de sécurisation du détroit d’Ormuz « quand les conditions le permettront », dans une zone cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Cette initiative vise également à proposer une alternative diplomatique dans un contexte de rivalités accrues.
L’Élysée a ainsi souligné la volonté de « construire une proposition crédible qui est au fond celle d’une troisième voie entre la pression maximale pratiquée précédemment par les États-Unis sur l’Iran et la reprise de la guerre, y compris les destructions iraniennes contre les pays du Golfe ». Une approche qui se veut équilibrée, entre fermeté et désescalade.
Dans ce cadre, les États-Unis ne participeront pas à cette initiative et ne seront pas présents lors de la conférence, selon la présidence française. Une décision qui marque une divergence notable avec certaines positions européennes et souligne la volonté de Paris de porter une initiative autonome sur ce dossier sensible.
Alors que le détroit d’Ormuz demeure un point névralgique des tensions régionales, cette réunion pourrait poser les bases d’un nouveau cadre de coopération internationale, à condition de parvenir à un consensus entre des acteurs aux intérêts parfois divergents.