- i24NEWS
- International
- Washington et Pékin s’accordent contre une militarisation du détroit d’Ormuz
Washington et Pékin s’accordent contre une militarisation du détroit d’Ormuz
Marco Rubio a également assuré que les États-Unis ne demandaient pas l’aide de la Chine pour régler la crise iranienne.


Les États-Unis et la Chine affichent une rare convergence sur le détroit d’Ormuz, au cœur des tensions provoquées par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. À l’issue d’un sommet à Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que les deux puissances s’opposaient à une militarisation de cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part majeure des approvisionnements énergétiques mondiaux.
Dans un entretien accordé à NBC News depuis Pékin, Marco Rubio a indiqué que la partie chinoise avait clairement exprimé son refus d’une militarisation du détroit d’Ormuz, mais aussi d’un système de péage imposé sur ce passage. « C’est aussi notre position », a-t-il déclaré, tout en précisant que Washington ne sollicitait pas l’aide de Pékin pour régler le dossier iranien. « Nous ne demandons pas l’aide de la Chine. Nous n’avons pas besoin de leur aide », a insisté le chef de la diplomatie américaine.
https://x.com/i/web/status/2054887978284069213
Ce post ne peut être affiché car les cookies pour les réseaux sociaux sont désactivés. Vous pouvez les réactiver en cliquant sur .
La guerre avec l’Iran a largement dominé le déplacement de Donald Trump en Chine, reporté de six semaines en raison du conflit. Pékin, proche de Téhéran, a critiqué les frappes américano-israéliennes lancées le 28 février et continue d’appeler à une solution diplomatique. Mais selon Rubio, Trump et Xi ont trouvé un terrain d’entente sur un point essentiel : l’opposition à l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran. Le compte rendu chinois, plus prudent, mentionne seulement un échange sur les « grandes questions internationales et régionales », dont la situation au Moyen-Orient.
Le dossier d’Ormuz reste particulièrement sensible pour Pékin, dont l’économie dépend fortement des flux énergétiques transitant par cette route maritime. La fermeture effective du détroit par l’Iran a déjà perturbé les approvisionnements mondiaux et fait grimper les prix de l’énergie. Rubio a souligné que de nombreux pays subissaient de plein fouet cette flambée, estimant qu’ils devaient eux aussi s’impliquer dans la résolution de la crise.
Au-delà de l’Iran, les discussions ont également porté sur Taïwan et sur le cas de Jimmy Lai, figure prodémocratie de Hong Kong condamnée à vingt ans de prison. Sur Taïwan, Rubio a assuré que la politique américaine restait inchangée, malgré les avertissements de Xi Jinping sur le risque de confrontation.