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Emmanuel Macron s’oppose aux centres de migrants hors de l’UE
Une position qui le place en opposition avec plusieurs gouvernements européens favorables à un durcissement de la politique migratoire et à l’accélération des expulsions.


Emmanuel Macron a relancé le débat européen sur l’immigration en rejetant l’idée de créer des « hubs de retour » pour migrants dans des pays situés hors de l’Union européenne. Une position qui l’isole de plus en plus face à plusieurs gouvernements européens favorables à un durcissement de la politique migratoire.
Ces centres, soutenus notamment par l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark ou encore l’Autriche, visent à accueillir les migrants déboutés du droit d’asile avant leur expulsion vers leur pays d’origine. Les partisans du dispositif estiment qu’il permettrait d’accélérer les retours et de réduire l’immigration irrégulière en Europe.
Lors du sommet européen de Bruxelles, Emmanuel Macron a exprimé son opposition à cette approche. Le président français a déclaré ne pas être convaincu de l’efficacité de ces structures et a même affirmé qu’elles ne correspondaient pas à sa vision de l’Europe. « Je ne suis pas sûr que ce soit notre Europe », a-t-il déclaré.
Cette prise de position intervient alors que l’Union européenne est confrontée à une forte pression migratoire et à une montée des partis favorables à un contrôle plus strict des frontières. Pour plusieurs capitales européennes, les centres de retour constituent désormais un outil indispensable afin d’augmenter le nombre d’expulsions effectives, souvent limitées par des procédures longues et complexes.
Les opposants au projet, dont la France et l’Espagne, redoutent toutefois des difficultés juridiques, humanitaires et diplomatiques. Ils craignent également que ces structures ne déplacent simplement le problème sans apporter de solution durable.
Au-delà de la question migratoire, le débat révèle une fracture grandissante au sein de l’Union européenne. D’un côté, les États qui réclament des mesures plus fermes pour limiter l’immigration clandestine. De l’autre, ceux qui privilégient une approche davantage centrée sur les garanties juridiques et les principes fondamentaux de l’Union.
Le sujet devrait rester au cœur des discussions européennes dans les prochains mois.